Le Nord de la Thaïlande en scooter

Mon itinéraire des prochains jours est pratiquement finalisé. 2 nuits à Chiang Mai puis location d’une moto pour faire une boucle de 4/5 jours dans les montagnes via Chang Dao, Pai, Mae Hong Son puis retour sur Chiang Mai en passant par le parc national Doi Inthanon. En espérant qu’il ne pleuve pas trop et à lire le guide, ce n’est pas gagné…

Itinéraire en scooter entre Chiang Mai et Mae Hong Son (boucle)

Mardi 26/07 : visite de Chiang Mai

Bien décidée à recupérer de ma journée de bus, je ne mets pas de réveil (c’est les vacances quand même). Que nenni. 7h30, au taquet. Je traîne un peu puis pars à la recherche de mon petit déjeuner du jour, prétexte à balade dans la ville…

Un stand de fruits à l’entrée d’un temple attire mon attention puisque je n’en avais pas encore vu ici : des fruits de la passion ! Va pour un jus de fruits de la passion. Je rentre dans le joli jardin ombragé du temple et tombe sur un stand de thé. Perfect, je vais avoir mon thé thaï au lait du jour.

Je me pose donc sur une petite table et apprécie le moment. Autour de moi, chaque arbre affiche un petit panneau avec une citation. Méditation du matin…

Je vais quand même jeter un oeil dans le temple, presque vide. Mignon.

A la sortie, un stand propose des mangues fraîches avec riz gluant sucré (avec deux types de riz : l’un nature et l’autre à la « butterfly flower »), saupoudré de cacahuètes. C’est gourmand, c’est croquant comme dirait l’autre. Un coup de coeur ! Je m’assoie sur un trottoir pour déguster ça et discute avec une guide thaï super sympa (qui parle anglais donc) à qui j’en profite pour poser quelques questions sur la ville, ce que je suis en train de manger, etc. Après quelques minutes, elle m’invite à un match de boxe thaï ce soir, ça me tente bien !

Préparation du mango sticky rice
Mango sticky rice

C’est requinquée que je continue mon petit tour, à la recherche de la moto ou du scooter qui me baladera les 3, 4 ou 5 prochains jours… Je rentre dans quelques boutiques, compare. Ce sera un scooter Yamaha Nmax 150cm3. Le gars propose même gentiment de m’installer un porte-bagages à l’arrière. Départ prévu demain matin aux aurores pour profiter des jolies lumières du matin.

Dans un premier temps, récupération à la piscine et préparation de mon itinéraire un peu plus en détails pour les prochains jours…

Piscine du Smile House, Chiangmai

15h : j’ai bien profité de la piscine, je décide d’aller voir un supppppppperrrrrrrbe hôtel dont j’ai craqué pour la piscine à débordement : Veranda high resort blablabla (rien que le nom envoie du lourd !) en passant par un temple duquel il y a une vue sur toute la ville. Ça me permettra de tester et prendre en main mon super scooter.

Me voilà partie sur ma bécane, à moi la sensation de liberté ! Après m’être arrêtée 18 fois et avoir demandé mon chemin 10 fois, j’aperçois le temple en hauteur. Ça grimpe mais titine a la pêche ! Le temple est joli, je suis la seule occidentale (les autres sont restés se bourrer la gueule pour 2€ à Chiang Mai, je vous expliquerai pourquoi après) et la vue sur la plus grande ville du nord de la Thaïlande est effectivement exceptionnelle.

Je redescends direction THE hôtel. Cette fois-ci je ne me trompe même pas de route, je fais la kéké aux feux rouges et une pointe à 84km/km (houuuu la fofolle). Arrivée à l’entrée de l’enceinte, un garde me demande ce que je veux. Je lui réponds que je n’ai pas de réservation mais que j’aimerais boire un verre. Il m’indique le parking et me dirige vers la réception. Arrivée là, je répète à la dame ce que je suis venue faire ici. Elle demande à un jeune homme de m’accompagner au bar. L’hôtel est splendide !!! Sur le chemin, je comprends que le bar n’est pas au même endroit que la piscine, je lui demande donc de me montrer la piscine. On prend l’ascenseur (car la piscine est en hauteur) et là….. Whaou ! La piscine à débordement devant les montagnes avec le soleil qui descend petit à petit devant moi. Je ne suis pas déçue du déplacement. Je décide de commander un coca pour pouvoir profiter de la vue, je m’installe tout doucement sur les transats au bord de la piscine, et tout doucement me glisse… dans la piscine. LE KIFF TOTAL. Je fais quelques brasses, admire la vue qui est à couper le souffle et ressort pour me sécher, car je n’ai pas pris de serviette pour plus de discrétion 😉 Quelques minutes plus tard, ce que je redoutais arriva : une dame me demande mon numéro de chambre. Je lui réponds que je bois juste un verre. Elle me dit que l’accès à la piscine est réservé aux clients de l’hôtel, que l’entrée pour les extérieurs est de 400B. Ah bon ? Ben écoutez, je sèche et je dispose.

Voilà, c’était l’histoire de Martine qui squatte le Veranda High Resort pour le prix d’un Coca Zero 😉

Veranda High Resort, Chiang Mai
Veranda High Resort, Chiang Mai
Veranda High Resort, Chiang Mai
Veranda High Resort, Chiang Mai
Veranda High Resort, Chiang Mai
Veranda High Resort, Chiang Mai
Veranda High Resort, Chiang Mai
Veranda High Resort, Chiang Mai
Veranda High Resort, Chiang Mai
Veranda High Resort, Chiang Mai

Le retour est tranquille, la lumière est belle, je pars à la recherche de mon dîner…

J’envoie une carte postale à la première personne qui me donne le nom de ces 4 fruits :

Et ce ne fut pas une mince affaire ! Ici c’est très très très touristique, les prix sont donc très très très touristique. Hors de question que je paie le triple de d’habitude, non mais oh. Je m’éloigne un peu du quartier « européen » et opte pour un pad thaï à 40B.

Je ne suis pas très à l’aise avec l’ambiance qui règne ici. Les filles sont à moitié à poil, guettant le cinquantenaire européen à qui elle pourrait soutirer quelques centaines voire milliers de bahts (je ne connais pas les tarifs, désolée). L’alcool coule à flot, la musique est à fond dans tous les bars, ce qui crée un brouhaha géant de tubes de chez nous des années 2000. C’est une ambiance de fête un peu (beaucoup) glauque.

Anusarn Market, Chiang Mai

C’est dans cette ambiance, au milieu de ces bars, qu’ont lieu les combats de boxe thaï de ce soir (je pensais que c’était dans la grande salle de la ville mais non). J’arrive un peu plus tôt (20h30) que le début des combats (21h30), comme me l’a conseillé ma gentille guide. On me place en VIP, au deuxième rang, avec un petit coussin sous mes fesses.

21h30. Le speaker s’échauffe laborieusement la voix. Mes voisins VIP se sont installées avec leur demi-litre de bière. J’attends avec impatience que les festivités commencent.

Les premiers combattants montent sur le ring. D’après ce que j’ai compris c’est la catégorie 19ans qui ouvre le bal. 5 rounds se succèdent. Pour ce combat, ce sera une victoire par KO au 5e round. Les autres combats s’enchaînent. Le même rituel se répète : les boxeurs entrent sur le ring, en touchent chaque coin, s’agenouillent, prient, se saluent puis les festivités commencent. A la fin de chaque round, plusieurs entraîneurs entourent le boxeur : l’un lui donne à boire (car avec les gants ce n’est pas facile) avec quelques conseils tactiques, un autre lui détend les muscles puis l’étire, tout s’enchaîne très vite et semble millimétré. Je ne comprends pas toutes les subtilités mais apprécie l’effort physique et suis plutôt d’accord avec les vainqueurs désignés.

Le 4e combat est un combat à 3 boxeurs (dont un presque sumo) à qui on a bandé les yeux, je ne trouve pas le spectacle drôle, je pars.

Mercredi 27/07 : Pai

5h30. Le réveil sonne. M’étant endormie à plus de 3h, ça pique. Je me lève, vérifie le ciel, il fait encore nuit, je prends 30min de rab.

6h15. Hop hop hop, sacs bouclés, toute une organisation puisque je laisse le gros (sac) ici à l’hôtel. Au moment de charger les sacs sur titine, tout ne rentre pas. Je force un peu, ouf, ça passe. Me voilà donc partie pour, dans un premier temps, une heure de route pour rallier Mon Cham, au sommet d’une petite montagne, où la vue promet d’être superbe car le temps est dégagé.

Sur la route, je ne me débrouille pas trop mal (bien que je m’arrête encore toutes les 10min pour vérifier si je suis sur la bonne route) et 7h30, j’arrive au dit sommet. A l’arrivée, deux choix s’offrent à moi : à droite un petit chemin qui grimpe dans les sous-bois, à gauche une entrée qui me fait penser à l’entrée d’un hôtel. Je choisis le petit chemin qui monte. J’avais une chance sur deux. C’est loupé. Je redescends. Je continue en face donc et là… je me dis que je n’ai pas fait toute cette route pour rien ! Je suis au-dessus des nuages, le soleil est radieux, whaou.

Mon Cham
Mon Cham
Mon Cham
Mon Cham
Mon Cham
Mon Cham
Mon Cham
Mon Cham

Un petit bar propose des gâteaux anglais, c’est l’heure du petit-déjeuner que j’ai bien mérité (et bien attendu). Je fais mon affaire d’un carrot cake (qui était d’ailleurs très bon) en savourant aussi la vue.

Mon Cham
Carrot cake à Mon Cham

8h30. J’attaque les choses sérieuses direction Pai, à trois heures d’ici. Les paysages sont tous plus beaux les uns que les autres : je surplombe tantôt des bananeraies, tantôt des rizières. Je traverse des forêts de pins, des villages et je me régale des 762 virages (chiffre vérifié) !

Sur la route de Pai
Sur la route de Pai
Sur la route de Pai
Sur la route de Pai
Sur la route de Pai
Sur la route de Pai
Rizières sur la route de Pai
Sur la route de Pai
Sur la route de Pai

13h30. Quelques kilomètres avant d’arriver à Pai, mon hôtel est sur la route, je passe donc y déposer mes affaires et m’installer.
Encore une fois, je ne suis pas déçue des 18€ investis dans cette nuit, le lieu est charmant, le cottage top, la vue, la déco, la piscine. 10/10.

Kuad Khon Thoe Pai Cottage
Kuad Khon Thoe Pai Cottage
Kuad Khon Thoe Pai Cottage
Kuad Khon Thoe Pai Cottage
Piscine du Kuad Khon Thoe Pai Cottage
Piscine du Kuad Khon Thoe Pai Cottage
Kuad Khon Thoe Pai Cottage
Kuad Khon Thoe Pai Cottage
Kuad Khon Thoe Pai Cottage

14h. Je file manger un bout avant de faire une syncope. Je gare mon scooter dans la rue principale et pars à la recherche du petit boui-boui qui me fera envie. Pas grand chose à me mettre sous la dent. Je sors mon guide du retard, un resto conseillé se trouve juste en face de moi. Banco.
Je choisis la salade de papaye épicée.
Le serveur me demande :
– Spicy ?
– A little bit…



J’avais dit « a little bit » !!!
Donnez-moi un mouchoir pour que j’essuie la petite larme qui coule…😮😮😮

Salade de papaye
Thé glacé

Je mets quelques minutes à me remettre de mes émotions, il pleut quelques gouttes mais rien de méchant. Je repars en scooter faire un petit tour de la ville et tombe sur un marché 100% fruits et légumes, génial. Il y a beaucoup de produits que je ne connais pas, dommage qu’il y ait la barrière de la langue.

Marché de Pai
Marché de Pai
Marché de Pai
Marché de Pai
Marché de Pai
Marché de Pai

Je finis par un melon découpé et repars sur la route, direction un canyon qui est à deux pas de l’hôtel. Après quelques escaliers, j’arrive au bord du canyon, que l’on peut traverser. Mais je suis en tong. Ça craint. Et ça fait vraiment peur, certains passages sont très étroits et au sol une espèce de terre battue me dit que ça doit être assez glissant. Je reste au bord mais ne m’y aventure pas. La vue est jolie d’ici aussi, je reviendrai demain au lever du soleil si j’ai le courage…

Canyon de Pai
Canyon de Pai
Canyon de Pai
Canyon de Pai

En redescendant, un vendeur m’aborde pour discuter un peu avec moi. D’après ce que j’ai compris, il savait que je venais de Chiang Mai car j’ai demandé ma route à l’une de ses amies tout à l’heure… Je lui achète un Coca Zero pour continuer la discussion, je lui parle de mon circuit, il a l’air de bien connaître la Thaïlande, c’est assez intéressant même si je ne comprends pas tout (mon anglais ou le sien je ne sais pas trop). Ce fut un bon moment.

Le temps commence sérieusement à se couvrir, je fais ma feignasse et rentre à l’hôtel pour profiter de la piscine avant l’orage.

Kuad Khon Thoe Pai Cottage

17h. Je suis douchée, en pyjama. Mais j’ai faim. Et il pleut des trombes d’eau.
18h30. La pluie a cessé, j’enfile un pantalon et un sweat par-dessus, je prends titine et vais à la recherche du premier boui-boui sur la route. J’espère pas trop loin car la nuit est presque tombée et je ne suis pas très rassurée de conduire ici de nuit. A même pas un kilomètre, au bord de la route, un petit resto chinois fera l’affaire. Ce soir, ce sera poulet curry rouge (relire l’histoire plus haut avec « a little bit »). J’ai re la bouche en feu.

19h30 pétantes, je suis de retour dans mon cottage et, en deux temps trois mouvements, de nouveau en pyjama.

Kuad Khon Thoe Pai Cottage

Jeudi 28/07 : Mae Hong Son

Ce matin, je ne pouvais pas ne pas me lever. 5h45, le réveil sonne. Je suis motivée mais quand même… C’est dur ! Allez, l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. En 15 min top chrono, mes bagages étaient prêts et moi aussi par la même occasion. 

Direction le canyon de Pai, qui se situe vraiment à côté de l’hôtel. Objectif : enfin apercevoir un joli lever de soleil. Je me gare, grimpe les marches avec motivation puis


Tadam !

Canyon de Pai

6h12 : tout ça pour une vue bouchée ;-(

Aujourd’hui, j’ai mis mes baskets mais je ne me sens pas de marcher au bord du canyon car je ne suis pas bien réveillée et puis j’ai un peu peur lol

Je poursuis donc ma route vers le temple Chedi Phra That Mae Yen en espérant que ça se dégage d’ici là… (mon optimisme me perdra)

J’arrive sur le parking du fameux temple. Je grimpe un grand escalier encore en construction. Je suis seule au-dessus des nuages, même les vendeurs ne sont pas encore installés. Un grand escalier mène à un grand Bouddha blanc surplombant la ville. Seuls des chiens errants m’ont suivie jusque là. Même pas peur. Un baba cool me rejoint en haut pieds nus (ah oui parce que je ne vous ai pas dit mais Pai est réputée pour être une ville de post-hippies écolos).
Voilà, petite séance de sport du matin : check.

Temple Chedi Phra That Mae Yen
Temple Chedi Phra That Mae Yen
Temple Chedi Phra That Mae Yen
Vue du temple Chedi Phra That Mae Yen

Le temps n’est pas top, je reprends titine direction Mae Hong Son en passant par les grottes de Tham Lod. En repassant par Pai, je prends quelques forces avec un jus de mangue. Pas de vendeurs de choses sucrées pour l’instant malheureusement, il est trop tôt.

Je rattaque la route 1095 (la route 66 thaïlandaise), l’orage d’hier a fait des dégâts. Je croise un éléphant et tombe sur une source d’eau chaude (il y en a plein dans la région). Le temps se couvre, je commence à avoir froid. Au loin, les nuages recouvrent le sommet des montagnes si bien qu’on ne les distingue plus. Je pense même à faire demi-tour plutôt que de m’engager dans un calvaire de trois heures dans ces conditions. Mais mes hôtels pour les deux prochaines nuits sont réservés et puis, ça fait partie du jeu.

Sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son
Source d’eau chaude sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son

Je m’arrête pour enfiler toutes les couches que je peux (une écharpe et un kway) sur le bas-côté. Erreur. La terre rouge trempée par les trombes d’eau tombées hier soir colle à mes chaussures et à mes pneus. En voulant repartir, ma roue arrière se coince dans le grand trottoir que je n’arrive plus à remonter. C’est une vraie patinoire. Et je suis coincée là comme une blonde qui ne sait pas conduire. Après quelques manoeuvres (presque) sans panique, me voilà sur le goudron. Je roule tout doux quelques kilomètres le temps d’évacuer la terre sur mes pneus.

8h30 : le soleil commence (enfin) à pointer le bout de son nez mais il va en falloir un peu plus pour me réchauffer… 

Quelques minutes plus tard, une aire au sommet de la montagne arrive pile poil. La vue est dingue, je suis au-dessus des nuages et ai comme l’impression de flotter. Je me réchauffe un peu avant de repartir.

Sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son

Prochaine étape : les grottes de Tham Lod. J’arrive sur un parking et pour la première fois me fais alpaguer pour que j’achète une boisson ou un paquet de chips. Je ne trouve pas mon bonheur à la carte (toujours à la recherche de mon petit déjeuner). Je me rabats sur la fin de mon paquet de « gâteaux ».

Je m’avance vers l’entrée. La dame qui me renseigne d’un anglais approximatif m’annonce un prix trois fois plus cher que ce que j’avais prévu. J’hésitais déjà à faire cette excursion, cette fois-ci je renonce, ça doit être le destin. Sur la route, j’avais repéré un panneau vers une guesthouse qui proposait des tours en kayak, je vais me renseigner. Les formules ont l’air intéressantes (balades de plusieurs heures en kayak autour et dans les grottes, mumuse dans les rapides de la rivière alentour) mais je ne veux pas y consacrer tant de temps. Je n’ai pas tout perdu puisque la maison propose des muffins. Je tiens mon petit déjeuner (avec le traditionnel thé noir au lait).

Sur place, je discute avec une anglaise qui fait la même boucle que moi en scooter, mais dans l’autre sens. Elle est prof d’anglais, habite à Chiang Mai et a un sacré débit de paroles !

Je suis repue, le soleil est revenu, je peux mettre les gaz jusque Mae Hong Son 😎👍🌄

Je double les camions, je me fais doubler par des voitures, j’évite les gigantesques libellules qui veulent se suicider sur mon casque, je prends mon pied dans les virages et je profite des sublimes paysages ! Je ne vois pas passer les kilomètres !

Sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son
Le soleil is back !

Je m’arrête deux minutes pour prendre quelques photos de rizières. Mon siège de scooter est brûlant. Je comprends que ça cogne à présent. La suite et fin du parcours est superbe, je profite à fond, me met en tenue légère (en short/débardeur qu’on s’entende bien) pour faire les 30 derniers km sous un soleil de plomb.

Sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son

Je n’ai pas grand mal à trouver mon hôtel car il est sur la route principale. C’est un gros resort. Suis pas trop fan de ce genre d’endroit d’habitude mais je ne vais pas cracher sur un peu de luxe pour recharger les batteries. Une fois installée, je pars à la recherche du food market pour manger un bout. Je quadrille toutes les rues pour enfin arriver aux halles où je trouve des fruits, des légumes et des babioles. Il n’y a pas grand boui-boui, même pas une mamie à l’horizon pour me cuisiner un bon petit plat. Je reprends le scooter (après avoir attendu 2min à l’ombre que mon siège refroidisse) et repars à la quête du graal. 

Marché de Mae Hong Son
Marché de Mae Hong Son
Marché de Mae Hong Son

A 500m de l’hôtel, je tiens la mamie qui me cuisinera du riz sauté au poulet (pas très original mais je m’en contenterai) qu’elle accompagne d’une très bonne soupe (comme hier soir d’ailleurs). Il me semble que cette habitude appartient à la communauté chinoise, fortement présente dans le nord…
NB : la petite fille était ma voisine de table 🙂

Après cela, je vais me reposer un peu au bord de la piscine, car mes deux levers de soleil ratés se font sentir…

Imperial Mae Hong Son Resort
Imperial Mae Hong Son Resort

Après un tout petit dodo au bord de ma piscine privatisée pour l’occasion, je pars faire un tour en « ville » pour aller voir le temple (oui, encore un temple) Wat Chong Klang. Il se situe au bord d’un parc avec un petit étang. Le ciel est gris/bleu, la lumière fait ressortir les bâtisses et la végétation autour, dont le temple dans lequel je vais faire un petit tour. Encore une fois je suis toute seule.

Wat Chong Klang
Wat Chong Klang
Wat Chong Klang
Wat Chong Klang
Wat Chong Klang

Sur la route de retour à mon Imperial Resort, je prends quelques bouchées vapeur et une crêpe à cette mamie :

Voilà pour ma petite journée à Mae Hong Son, demain direction Mae Chaem (140km/3h)

Vendredi 29/07 : de Ban Mai Nai Soi à Mae Chaem

A 9h30, en prenant mon petit-déjeuner tranquillement au bord de la piscine, je ne savais pas encore que ma journée allait être extraordinaire…

10h. La routine, je refais mes sacs et reprends la route. Il fait beau, la vie est belle, je pars à la rencontre de la tribu karen, plus connue sous le nom des « femmes girafes ». Cette communauté est en fait des birmans refugiés politiques à qui le gouvernement thaïlandais a autorisé de s’installer à Ban Mai Nai Soi. J’ai un peu peur de me retrouver dans un zoo humain, cette attraction étant proposée par tous les tours opérateurs de la région et indiquée par de nombreux panneaux sur la route. Soit, je tente et me ferai une idée par moi-même.

Sur la route de Ban Mai Nai Soi
Sur la route de Ban Mai Nai Soi

Sur la route, les champs et les rizières sont au pied des montagnes, les paysages sont très verts, il fait beau, un petit vent chaud me donne une sensation de liberté extraordinaire. 

Sur la route de Ban Mai Nai Soi
Sur la route de Ban Mai Nai Soi
Sur la route de Ban Mai Nai Soi
Sur la route de Ban Mai Nai Soi

Une rizière retient mon attention car, pour une fois, un petit chemin y donnant accès est facilement accessible. Je me gare pour aller voir d’un peu plus près comment la récolte du riz s’effectue…

J’avance d’un pas plutôt timide, les paysans se demandent sûrement un peu ce que je fais là, je leur pose quelques questions en mime puis les suit. Je suis bien tombée et arrive pendant un roulement (le temps que les paysans aillent chercher d’autres bottes de plants). Ils m’invitent à les suivre. Youpi. Je marche donc sur leurs pas, le long d’un étroit chemin boueux qui devient de plus en plus humide. Je comprends qu’il va falloir que j’enlève mes chaussures. Ils rigolent bien avec mon vernis sur les pieds. Je fais attention à ne pas glisser avec l’appareil photo dans les mains, suis obligée de mettre les pieds dans l’eau boueuse à certains endroits (à ce moment-là je suis quand même bien contente d’avoir fait tous mes vaccins avant de partir), puis j’arrive à la hauteur du groupe. Je les observe et essaie de comprendre comment les choses s’organisent. Ils se mettent tous ensemble à cueillir les plants d’une parcelle pour en faire des bottes puis, une fois que tout est cueilli, ils ramènent leur récolte à l’entrée de la rizière et passe à la parcelle suivante (c’est donc à ce moment-là que je suis arrivée). Les gens sont amusés de ma présence, je les fais bien rire, ils me font quelques signes, quelques sourires. 

Le moment est magique.

J’ai de la boue jusqu’aux genoux et me demande à présent comment je vais bien pouvoir remettre mes chaussettes et mes baskets. Un paysan compatit (eux portent de grandes chaussettes pour marcher dans l’eau) et me montre le point d’eau qui va me sauver.

À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !

Je repars ravie de cet échange privilégié, sous quelques « bye bye » amicaux.

Prochaine étape, le village de Ban Mai Sai donc. C’est très bien indiqué, je suis les panneaux jusqu’à arriver à un chemin qui devient impraticable en scooter (enfin pour le mien), je décide de continuer à pieds. Malheureusement, j’arrive à un espèce de barrage que je ne peux pas passer à pieds. Je vois plusieurs scooters passer mais je ne me sens pas d’y aller avec le mien. Sans solution, je fais demi-tour. Je suis déçue mais je ne renonce pas. Il me vient une idée : et si je demandais à quelqu’un qui passe de me prendre sur son scooter ? Je demande à la première personne qui passe (et qui est seule sur son scooter) si je peux monter sur sa bécane. Il ne veut pas ou ne comprend pas, je n’insiste pas. 2e essai : le gars est ok. Hop hop hop je m’installe derrière lui et lève les pieds pour ne pas qu’ils touchent par terre. Sa poignée gauche est scotchée, son frein droit est rafistolé avec une branche de bambou, mais j’ai confiance en mon chauffeur (qui galère quand même dans les cailloux et les énormes flaques d’eau). Arrivée au barrage, je ferme les yeux et serre fort les dents. Ouf, on est passés. Quelques mètres plus loin, il m’indique qu’il s’arrête ici, je descends, le remercie puis continue à pieds. Quelques mètres plus loin, il me double dans la montée, me dit quelque chose (que je ne comprends pas bien sûr)  puis s’arrête. Je comprends alors qu’il m’attend pour me déposer à quelques mètres de l’entrée du village. Petit selfie avant de laisser repartir mon sauveur du jour.

Accès difficile à Ban Mai Nai Soi
Accès difficile à Ban Mai Nai Soi
Accès difficile à Ban Mai Nai Soi
Mon sauveur du jour

Arrivée au village, c’est très calme et, sans surprise au vu de la difficulté d’accès, je suis la seule touriste. Dans le village, il y a une épicerie, 2/3 stands d’artisanat et une école. Je m’arrête pour acheter une bouteille d’eau car tout ce périple m’a donné soif, je discute avec une femme girafe, fais un petit tour jusqu’à l’école au bout du village puis reviens et discute avec une autre femme en train de tisser. Je ne sens pas les gens très accueillants et la barrière de la langue n’aide pas trop à engager la conversation. Je repars tranquillement à pieds jusqu’au barrage, puis attends quelqu’un pour me faire repasser le barrage. Deux minutes plus tard, un mec arrive et comprend vite mon problème. Il me prend sans hésitation et en deux temps trois mouvements m’amène en face. Je finis à pieds, pas mécontente de retrouver ma titine.

Village de Ban Mai Nai Soi, à la rencontre des femmes girafes
Village de Ban Mai Nai Soi, à la rencontre des femmes girafes
Village de Ban Mai Nai Soi, à la rencontre des femmes girafes
Terrain de volley au village de Ban Mai Nai Soi
École de Ban Mai Nai Soi
Village de Ban Mai Nai Soi, à la rencontre des femmes girafes
Village de Ban Mai Nai Soi, à la rencontre des femmes girafes
Village de Ban Mai Nai Soi, à la rencontre des femmes girafes
Village de Ban Mai Nai Soi, à la rencontre des femmes girafes

Problème :

Solution :

13h. Il est maintenant l’heure de rallier Mae Chaem. Une course contre la montre s’engage (au plutôt contre les nuages) car le temps se couvre et ça fait plusieurs jours qu’il pleut aux alentours de 16h… Sachant que j’ai 3h de route…

Je m’arrête à une pompe à essence d’un autre temps. Le mec me demande quelle essence je veux et combien puis me sert. L’essence est stockée dans des espèces de bonbonnes en verre et coule dans un petit tuyau de jardin transparent quand on actionne une manivelle. Le niveau se vérifie à l’oeil (plutôt facile j’ai demandé le plein). Le gars me demande 100B, je ne sais pas combien il a réussi à calculer ce montant mais ça me semble raisonnable au vu de ce que j’avais payé la dernière fois (à la « vraie » pompe à essence avec un « vrai » compteur).

Station essence sur la route de Mae Chaem

C’est parti pour le périple du jour ! Les paysages sont whaou !!! Rizières et montagnes à perte de vue, ça monte, ça descend, ça tourne, des poules traversent et des chiens errent en plein milieu de la route, je traverse des villages, je suis seule au milieu des montagnes, JE KIFFE… jusqu’à ce que les nuages se fassent de plus en plus menaçants.

Sur la route de Mae Chaem
Sur la route de Mae Chaem
Sur la route de Mae Chaem
Sur la route de Mae Chaem
Sur la route de Mae Chaem
Sur la route de Mae Chaem
Sur la route de Mae Chaem

Je m’arrête après un des nombreux points de contrôle policier et met ma tenue de combat : veste, Kway, écharpe en mode brigande. J’avale mon dernier Figolu tout écrasé du fond de mon sac et je trace. Il pleut quelques gouttes mais rien de méchant.

Sur la route de Mae Chaem

16h. L’heure fatidique. Il pleut maintenant des cordes. Je m’arrête pour mettre rapidement mon appareil photo au sec dans le top case. Moi je suis trempée. Une petite épicerie tombe on ne peut mieux. Je m’arrête le temps de laisser passer l’averse (comme d’autres personnes d’ailleurs) et j’achète quelques gâteaux pour reprendre des forces avant les derniers kilomètres. Le vendeur parle anglais. Il me pose les questions traditionnelles : de quelle ville j’arrive, d’où je viens, si je voyage seule, où je vais. Je lui montre sur ma carte le « Hot coffee resort », il m’annonce encore deux heures de route ! Quoi ? 2 heures ?! Google Maps m’aurait menti ? 

La pluie s’est calmée, je décide de reprendre la route, pressée d’en finir. Après quelques kilomètres, un panneau « hot coffee » annonce 16 kilomètres. Ouf de soulagement, d’autant que la pluie a repris. Je ne m’arrête plus. Mais 16 kilomètres sous la pluie, c’est looooooooong. 

J’aperçois au loin le tant attendu hot coffee, récupère rapidement ma clé puis court enlever toutes mes affaires trempées que je mets aussitôt à sécher (mais qui, à mon avis, ne serint jamais sèches demain). L’hôtel est situé au bord d’une rivière et ma chambre est perchée dans un arbre, c’est très nature. Je prends une douche chaude (allelujah il y a de l’eau chaude dans cet hôtel car ce n’est pas toujours le cas), je mets les seules affaires sèches qu’il me reste (un short et un débardeur) et me glisse sous la couette pour me réchauffer. Une fois remise de mes émotions, je pars manger (heureusement l’hôtel fait aussi restaurant). Tout est bien qui finit bien.

Hot Coffee Guest House and Resort
Hot Coffee Guest House and Resort
Hot Coffee Guest House and Resort
Hot Coffee Guest House and Resort

Petite visite de l’hôtel :

19h30. La voisine hollandaise hurle à côté, je comprends par le ton de ses « oh my god » qu’elle demande à son mec d’attraper je ne sais quelle bestiole… Moi ma lumière est éteinte, je ne préfère pas trop voir ce qui m’entoure. 

20h30. Sans wifi ce soir, je m’endors bercée par les bruits de la rivière, avec l’espoir de ne pas me faire attaquer par une bête cette nuit. 

Demain, retour à Chiang Mai en espérant ne pas avoir trop de pluie…

Samedi 30/07 : retour (laborieux) sur Chiang Mai

Couchée à 21h la veille, c’est vers 4h du matin que j’ouvre mon premier oeil (!). Il me semble qu’il pleut mais avec le bruit de la rivière, je n’arrive pas bien à distinguer. De toute façon, il n’est pas l’heure. Je me rendors donc bercée par le son d’une eau à l’origine incertaine.

8h30. Je prends une douche chaude, aperçois le soleil au-dessus du mur de la salle de bains, me voilà rassurée. Je remets mes habits encore humides de la veille. Il est temps de retourner à Chiang Mai pour faire une lessive car tout commence à fouetter…

Au petit déjeuner, j’en sais plus sur la bestiole sur laquelle est tombée l’hollandaise hier soir : elle montre avec ses deux mains jointes la taille de l’araignée qu’elle a croisée. 

Je regarde vite fait mon trajet sur la carte avant de repartir pour mon dernier périple… 

9h45. Let’s go !

9h50. Pluie. Ça commence bien. Plus que 3h de route…

Le sol est trempé voire boueux, je roule tout doucement. A cette allure-là, je ne suis pas arrivée !

Un élément inédit fait son apparition : le brouillard ! J’enlève mes lunettes de soleil (qui n’étaient là que pour protéger mes yeux, mais pas pour le soleil vous l’aurez compris) pour continuer à apercevoir la route.

Me voilà au sommet de la Thaïlande à proprement parler (Doi Inthanon, 2565 m).

La suite de la route ne sera qu’alternance d’averses, de petit grain relou et de rares éclaircies. Autant vous dire que le retour à Chiang Mai fut IN-TER-MI-NA-BLE !

Je descends de la montagne et commence à avoir un peu plus chaud, ou un peu moins froid. Je reprends espoir. Une autoroute apparaît et je me dis que les 40 derniers kilomètres vont passer comme une lettre à La Poste… Que nenni ! Je me dirige vers un ciel noir et me dis que je vais prendre cher. ET J’AI PRIS CHER !

La pluie qui s’abat à ce moment-là n’a rien à voir avec tout ce que j’avais pu vivre avant. Les rues sont inondées, dans certaines rues les scooters ont de l’eau jusqu’à la moitié des roues, je ne vois presque plus rien. Pas de doute, je suis en pleine mousson. Arrive mon tour de passer dans ces énormes flaques d’eau (de toute façon je n’ai pas d’autre solution). Je suis trempée jusqu’aux os. Il pleut, il pleut, il pleut, j’ai envie de faire pipi, j’ai froid, JE VEUX MA MAMAN !!!

Retour sur Chiang Mai
Retour sur Chiang Mai
Retour sur Chiang Mai

Le déluge continue mais Chiang Mai se rapproche petit à petit. Je passe récupérer mon gros bagage qui est resté à mon dernier hôtel ici (tout va bien, mon sac m’attend), puis direction mon nouvel hôtel (qui se situe juste en face) pour les deux prochaines nuits : Royal Guest House. J’ai hâte de prendre une douche chaude ! On me confie ma clé contre 300B de caution, je me dépêche de trouver ma chambre et, à peine passé le pas de ma porte, j’enlève tous mes vêtements trempés pour filer à la douche… froide (avant que je ne repère le bouton de mise en marche à la sortie de la salle de bains) ! Soit, je suis maintenant propre et sèche et j’enfile des vêtements PROPRES. Le pied.

Royal Guest House, Chiang Mai
Royal Guest House, Chiang Mai
Royal Guest House, Chiang Mai
Royal Guest House, Chiang Mai
Royal Guest House, Chiang Mai

Je file direct au pressing pour déposer un sac d’affaires sales que je récupérerai demain soircontre 90B (2,50€). La pluie a cessé, je retrouve cette sensation de chaleur qui m’avait tant manquée. Je prends titine et vais à la recherche de mon repas…

15h. J’ai trouvé la mamie qui va remplir mon ventre ce « midi ». Aaaaaahhhh ça fait du bien ! 

Ce soir, je pars à la recherche de dim sum (bouchées vapeur). Après avoir fait le tour du quartier, je perds patience et me rabats sur un poulet aux noix de cajou d’un petit boui-boui. Une thaïlandaise demande pour s’assoir à ma table en attendant son plat, j’accepte volontiers. Elle achète des billets que j’ai déjà vus en vente auparavant, j’en profite pour lui demander ce que c’est : il s’agit de la loterie nationale dont le tirage aura lieu le 1er août. Elle me dit qu’elle espère gagner pour pouvoir faire le tour de la Thaïlande… A ce moment-là je me dis que je suis quand même chanceuse.

Chiang Mai
Chiang Mai
Chiang Mai

Avant d’aller me coucher, je voulais manger quelques fruits, mais eux aussi sont introuvables. Je me console avec un Coca Zero bien frais et, après ma 3e douche de la journée (chaude cette fois-ci), je me pose pour préparer mon périple vers les îles du sud…

Dimanche 31/07 : dernier jour à Chiang Mai

7h30 (c’est mon heure maintenant), je me réveille tout doucement. Pas mal de choses à faire aujourd’hui en vue de préparer mon séjour dans les îles.

Tout d’abord, je vais à la gare pour réserver mon trajet retour Chumphon-Bangkok en train de nuit pour ne pas me faire avoir une deuxième fois (j’avais dû prendre le bus d’Ayutthaya à Chiang Mai car il n’y avait plus aucune place) car les trains sont vite complets et j’ai envie de vivre l’expérience (il me semble qu’après cela, j’aurais testé tous les moyens de transport). J’ai bien repéré ce que je veux sur internet hier soir, je passe facilement commande à la dame du guichet. Train de 19h36, le 11 août, seconde classe, no air conditioned, lit du dessus. 400B. Emballé c’est pesé. Je suis au point sur tous mes gros trajets, youpi. Une bonne chose de faite.

C’est libérée que je vais me consacrer à ma deuxième passion et en faire le thème du jour : LA BOUFFE !

Mes deux passions 😉

J’ai repéré plusieurs endroits sur différents blogs hier soir dont Sailomjoy pour le petit-déjeuner. L’endroit est convivial, le service efficace mais pas super sympa. Je choisis le menu avec tout ce que je voulais : mangue sur riz gluant + thé + jus d’orange. Erreur. Du fait que ce soit un menu, le thé est un pauvre sachet Lipton et le jus d’orange industriel. J’aurais dû prendre à la carte pour avoir le super thé thaï et le jus de fruits pressés. Tant pis.

Sailomjoy
Sailomjoy
Sailomjoy
Petit-déjeuner à Sailomjoy : mangue sur riz gluant, thé, jus d’orange

Après cela, je décide d’aller rendre mon scooter pour essayer de négocier la journée d’aujourd’hui (à peine commencée car il n’est que 9h30). Après moultes négociations, le vendeur ne veut rien savoir et veut me facturer deux jours supplémentaires (car j’ai pris le scooter mercredi à 15h). Qu’à cela ne tienne, je repars avec et décide d’en profiter encore un peu.

Je rentre à l’hôtel pour faire les comptes à mi-parcours. Je ne suis pas trop mal mais la partie la plus coûteuse reste à venir dans les îles où il faut prévoir les transferts en bateau et une super méga excursion qui me tient à coeur : le parc national d’Ang Thong (j’ai, pour cette excursion repéré une agence tenue par un Français, que j’ai contacté et qui me répondra quelques heures plus tard qu’il n’était pas sûre de faire l’excursion car avis de tempête… Ce doit être le destin)

Est arrivé le moment de rendre titine à son propriétaire. Je ne l’ai pas ménagée (750 km en 4 jours) mais elle a assuré !

C’est donc à pieds que je pars à la recherche de mon deuxième restaurant du jour. Celui-là propose des spécialités du Nord de la Thaïlande et sa carte originale m’a donné bien envie : Huen Phen. Ça tombe bien, il est au bout de la rue de mon loueur de scooter. Pour la première fois ici, je prends du poisson (parce que y’en a marre du poulet), formidable transition entre la première et la deuxième partie de mon voyage (car après la cure de poulet, je compte bien faire une cure de poisson dans les îles)…

Le service est comme d’habitude efficace et je suis servie en quelques minutes. Mon poisson mariné à la citronnelle est bon quoique un peu sec. Je me suis quand même régalée. Je suis apparemment arrivée à temps, il y a maintenant une queue pas possible pour avoir une table.

Restaurant Huen Phen, Chiang Mai
Restaurant Huen Phen, Chiang Mai
Restaurant Huen Phen, Chiang Mai
Poisson mariné à la citronnelle, restaurant Huen Phen, Chiang Mai
Poisson mariné à la citronnelle, restaurant Huen Phen, Chiang Mai

Je rentre à l’hôtel tester la piscine à laquelle je n’ai pas encore goûtée. Sur le chemin, je croise un taxi rouge qui me fait un grand sourire me voyant me régaler de mon traditionnel melon coupé. Il ne m’en faudra pas plus pour lui demander de m’amener à l’aéroport demain matin. Rendez-vous fixé à 6h30.

Piscine de la Royal Guest House, Chiang Mai

Petit plouf dans la piscine puis je sors me sécher. Le temps se couvre. Je décide de travailler en terrasse. Il y a pire comme bureau 😉

19h. C’est l’heure d’aller chercher mes affaires au pressing. Par précaution, j’avais noté tout ce que j’avais donné, tout y est et ça sent bon ! Je passe à l’hôtel déposer ma lessive en passant par le « quartier rose », toujours aussi glauque :

Chiang Mai

Maintenant, c’est l’heure de… MANGER !

Direction le « Sunday night market », marché de nuit qui, comme son nom l’indique, a lieu tous les dimanches. On y trouve de l’artisanat (vraiment de jolies choses), des masseuses, et des stands de cuisine à en perdre la tête ! Je suis encore frustrée de n’avoir pas eu trois estomacs pour goûter tout ce qui me faisait envie :

Marché de nuit de Chiang Mai

Stands de massage de rue, Chiang Mai

Night Market, Chiang Mai

Si vous avez faim, NE REGARDEZ SURTOUT PAS CETTE VIDÉO :

Petite musique du soir pour faire de beaux rêves :

Demain, départ 6h30 pour l’aéroport,

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