1 mois en Thaïlande

Ce qu’on a préféré en Thaïlande :
Se retrouver seuls dans le Parc National d’Ang Thong : en savoir plus
Parcourir le Nord de la Thaïlande en scooter : en savoir plus
Découvrir les temples d’Ayutthaya en vélo : en savoir plus
Manger au Bo.lan, restaurant éco-responsable à Bangkok : en savoir plus

Mardi 19/07 : arrivée (laborieuse) à Bangkok

Départ 16h de la maison – Covoit’ à 16h30 – Arrivée à l’aéroport Charles De Gaulle une heure plus tard, mon avion est à 20h30, l’épreuve de patience commence…
1er avion, dimanche soir : Paris-Astana (Kazakhstan)
2e avion, lundi matin : Astana-Almaty (vol intérieur Kazakhstan)
Loooooongue attente à Almaty puisque mon 3e et dernier avion ne décollera qu’à 1h du matin (mardi donc)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrivée à l’aéroport de Bangkok, mardi, 9h, rin-cée, mais je ne suis pas au bout de mes peines : je suis chargée comme un bourricot et la chaleur n’arrange rien.
Je prends tout d’abord le métro qui relie l’aéroport au centre-ville, jusque là tout va bien.
Ça va se compliquer à l’arrivée dans Bangkok, je galère pour trouver l’arrêt du bus N°59, demande mon chemin sans grand succès, quand arrive enfin le bus tant attendu, je monte dedans, et après quelques arrêts, le chauffeur me demande où je vais… verdict : je suis dans le mauvais sens.
Logiquement, je traverse la route pour prendre le même bus mais dans l’autre sens (vous me suivez toujours ?), j’attends, j’attends… numéro 140… numéro 29… numéro 77… re-numéro 29… Je me résigne à marcher un peu et à atteindre une autre rue, un peu plus loin pour choper ce p*%&! de numéro 59 là où je suis certaine qu’il passe. Ouf, le voilà. Il n’a pas l’air décidé à s’arrêter… Devant mon air décomposé, le chauffeur décide finalement de me laisser monter, hourrrra ! Mais ce n’est pas fini. Dans le bus, essayant tant bien que mal de me repérer pour savoir où descendre (ben oui, parce que ce n’est pas le tout de monter dans le bon bus, encore faut-il s’arrêter au bon arrêt). Un mec d’un certain âge me demande où je veux aller, me dit que c’est le prochain arrêt, baragouine je ne sais quoi au moment où je dois descendre et… Devinez quoi ? Ben ce n’était pas là qu’il fallait que je m’arrête. Morale de l’histoire : soit les Thaïlandais sont nuls en orientation, soit ils veulent me balader, soit ils ne comprennent rien à ce que je leur demande (je leur ai pourtant montré un plan écrit en thaï… bref). Je marche, je marche, j’ai envie de pleurer, JE NE CÉDERAI PAS À L’APPEL DE TOUS CES TAXIS QUI ME VOUDRAIENT TANT DANS LEUR VOITURE ! 300m en avant, 500m en arrière, je re-re-re-regarde le pauvre plan imprimé, ça y est, JE SUIS SUR LA BONNE ROUTE.

Après un périple de plus de 40h, nous sommes mardi, 13h heure de Bangkok, me voici ENFIN arrivée au Lamphu Tree House, l’hôtel que quand j’l’ai vu, j’ai failli braire !

Mercredi 20/07 : première journée à Bangkok

19h-8h, gros dodo !

Petit déjeuner en terrasse au Lamphu Tree House

Après un petit déjeuner au bord de la piscine, je remonte (déjà) faire mes sacs et descends profiter encore un peu de la piscine, bien qu’ayant rendu mes clés.

Piscine du Lamphu Tree House

En début d’après-midi, j’enfile mes baskets et pars à l’assaut de mon second hôtel à Bangkok : Uncle Loy’s Boutique, plus proche de la gare pour rejoindre Kanchanaburi en train. Sous un soleil de plomb, je trimballe mes 3 sacs tout en gardant mes yeux bien ouverts pour ne rien louper du spectacle de la ville. Bien sûr, les tuk tuk et les taxis aimeraient beaucoup me raccourcir la marche mais je ne cède pas à leurs klaxons. Je marche (mais je souffre lol). Arrivée à l’embarcadère, ma mission est de trouver le bon ferry qui va me faire traverser la rivière (et de ne pas me faire arnaquer, comme ça avait failli être le cas la première fois où je suis venue ici, en janvier 2015)… Je demande où acheter mon ticket à un petit jeune se rendant à son entraînement de badminton : il m’indique une route puis revient finalement me chercher en me disant « follow me ». Résultat : 3 Bahts pour traverser la rivière. Prix défiant toute concurrence (diviser par 36 pour avoir le prix en €).

La traversée dure à peine 5 minutes.

A l’arrivée (l’embarcadère juste en face donc), l’attraction est de donner à manger à des pigeons se trouvant sur un escalier tombant dans le fleuve. Pas trop mon truc.

Quelques minutes plus tard (cette fois-ci avec une facilité déconcertante comparée à hier), Uncle Loy’s Boutique, mon hôtel du jour (ou plutôt de la nuit) apparaît et m’inspire déjà confiance. Je sonne. En effet, les hôtes (une maman et son fils) sont charmants et la maison est superbe. Je m’installe rapidement et file repérer la gare pour demain matin.

A l’entrée de la gare, à côté d’un repère de taxis faisant leur pause, un groupe jouant avec un ballon attire mon attention.

Je m’approche pour voir en quoi consiste ce jeu que je n’ai jamais vu. Ils jouent 2 contre 2, puis 3 contre 3. Cela ressemble à du volley mais avec les pieds. L’un des chauffeurs de taxi m’explique que cela s’appelle SEPAK TAKRAW. Le jeu se joue avec une balle en plastique tressée (anciennement en rotin), 3 touches de balles sont autorisées, même système service-réception-passe-attaque qu’au volley, à la différence qu’un même joueur peut toucher la balle plusieurs fois. Le filet est plus bas mais les sauts sont vraiment impressionnants ! Souplesse et détente sont de rigueur. Je reste là de longues minutes à les admirer, ces jeunes et ces plus vieux qui se retrouvent après leur travail pour un moment convivial (mais hyper physique)… J’échange quelques sourires avec eux, contente de découvrir ce sport traditionnel (après quelques recherches, j’apprendrais que le sepak takraw est le sport national, au même titre que la boxe thaï !)

Match de sepak takraw
Match de sepak takraw
Match de sepak takraw
Match de sepak takraw
Match de sepak takraw
Match de sepak takraw

De retour chez Uncle Loy, je suis accueillie par la maman des lieux avec un beignet poulet/pommes de terre et des litchis tout juste cueillis de leur arbre. Petit thé pour accompagner. Ro-yal !

Uncle Loy’s boutique house
Cuisine de l’Uncle Loy’s boutique house

Petit thé au Uncle Loy’s boutique house

Je monte un peu dans ma chambre, trie mes photos du jour, réserve l’hôtel de mes deux prochaines nuit (à Kanchanaburi, au bord de la rivière Kwaï) et file manger dans un bui-bui repéré tout à l’heure au coin de la rue. Pad thaï crevettes au menu, je ne suis pas déçue de mon euro investi dans ce plat 😉

La journée se terminera par une mangue fraîche (cueillie un peu trop tôt à mon goût mais bonne quand même) et un thé chez Uncle Loy. Demain train à 7h45 pour Kanchanaburi… Il est 00h50, il faut que j’aille dormir !

Jeudi 21/07 : départ pour Kanchanaburi

6h22 : le réveil sonne (déjà) une première fois. Je décide de me lever sans attendre la 2e sonnerie car ce serait encore plus dur… Pas eu moyen de m’endormir avant 4h du mat’, c’est ça de faire des nuits de 13h la veille !

En deux temps trois mouvements, je suis prête et mes bagages sont bouclés. J’embarque les jolis savons qui sentent trop bon.

Je descends prendre un petit thé, comme me l’a gentiment proposé hier mon hôte. Pendant ce temps, il se pose pour discuter un peu avec moi, sa mère m’amène un pitahaya découpé, la journée commence bien.

Uncle Loy’s boutique house

Je quitte les lieux un peu avant 7h car, bien que je connaisse à présent mon chemin, je suis toujours aussi chargée. L’orage de cette nuit a trempé les rues et amené un peu de fraîcheur, cela rend mes 10min de marche moins éprouvantes.

Arrivée à la gare, je commence par prendre mon billet pour Kanchanaburi (100B, environ 3€) avant d’acheter un ananas coupé. La cure de fruits continue.

Gare de Thonburi (Bangkok)
Gare de Thonburi (Bangkok)

8h, voilà le train qui a un peu de retard (il paraît que c’est normal). Je m’installe sur ma banquette double en bois, et c’est parti pour l’aventure ! Certains passages frôlent les tôles des « maisons » (plutôt des cabanes selon nos standards européens) et les arbres rentrent parfois même par les fenêtres du train, il est formellement déconseillé de sortir une tête ni même un bras, sous peine de se le/la faire découper 😱

Gare de Thonburi (Bangkok)

Le train klaxonne pour annoncer son arrivée à chaque village. Les paysages sont plutôt variés : de petites échoppes, des temples, des champs, des élevages de boeufs ou de chevaux, des écoliers qui attendent sur le quai, des voitures et des scooters qui attendent leur tour au passage à niveau…

Des vendeuses rythment le trajet en tentant de nous vendre toute sorte de choses à manger : riz, fruits, beignets, boissons fraîches, etc.

Petite vidéo du train : 

Après 30 min de marche, me voilà arrivée à la Bamboo House, ma nouvelle maison pour 2 nuits. C’est sommaire mais tout mignon, les toilettes sont dehors (et je n’ai pas encore vu la salle de bains…). Ma cabane est au bord du fleuve, que dis-je, sur le fleuve, ça taaaannnggguuuue, je vous laisse je vais vomir……………

Vue de ma terrasse à Bamboo House, Kanchanaburi
Vue de ma terrasse à Bamboo House, Kanchanaburi
Vue de ma terrasse à Bamboo House, Kanchanaburi
Ma chambre à Bamboo House, Kanchanaburi

Vidéo de la visite guidée de ma case : 

Cet après-midi, après mon repas à 1€ (légumes sautés/poulet, sauce huître), je pars me balader sur le pont de la rivière Kwaï, puis traîne dans Kanchanaburi. Pas grand chose à voir et très touristique.

Pont de la rivière Kwaï

Camille sur le pont de la rivière Kwaï
Pont de la rivière Kwaï
Pont de la rivière Kwaï
Pont de la rivière Kwaï

Mangue coupée
Thé thaï

Sur la route du retour, je tombe sur un hôtel qui vient juste d’ouvrir, le Monaz, un endroit de dingue (80€ la nuit env.) ! Je discute avec la nana, je peux venir me baigner dans la piscine moyennant 200B. Je retiens le bon plan.

Hôtel Monaz
Hôtel Monaz

De retour à ma case à 7,5€ la nuit, je profite de la vue et de la lumière du soir…

Bamboo House, Kanchanaburi

Lumière du soir dans ma chambre, Bamboo House, Kanchanaburi
Vue de ma terrasse, Bamboo House, Kanchanaburi

Vendredi 22/07 : parc national d’Erawan

Contrairement à mes attentes (dues aux bateaux qui passent musique à fond juste devant ma case, qui tangue qui plus est), j’ai plutôt passé une bonne nuit (19h30 – 7h30, j’ai mes 12h tout va bien) ! Me voilà rechargée à bloc pour aborder cette petite rando dans le parc national d’Erawan pour aller voir ses célèbres cascades.

Mon plan transport s’est déroulé sans accroc : j’ai rejoint la route principale à pied en attendant que passe un bus public (10B, contrairement aux 80B proposés par un bus privé hier soir), pris un autre bus direction Erawan pour 50B et hop, c’est parti !

1h30 plus tard environ, nous voilà arrivés dans le parc. Je fais péter mon budget et paie l’entrée 300B. A l’intérieur, le jeu est simple, suivre la route pour voir les 7 cascades et s’y baigner si l’on veut. C’est très joli mais très touristique. 1ère cascade : l’eau est claire, le décor très beau et il y a des énoooormes poissons (spéciale dédicace à Juju, même moi je ne m’y baigne pas). Je me baignerai à la 7e, ce sera ma récompense. Il fait chaud mais c’est très ombragé heureusement.

2e cascade puis arrivée à la 3e cascade, un panneau propose de faire la suite du chemin version trail, c’est-à-dire hors des sentiers battus… (45 min annoncées…)

Effectivement, le chemin était bien hors des sentiers battus, voire… perdus !

Au bout d’une bonne demi-heure de marche, aucune cascade à l’horizon, j’arrive dans un camp désert. Personne.

Je décide de continuer par un petit chemin (oui je sais je suis bornée) mais au bout de 10min qui me semblent une éternité, je décide de rebrousser chemin, car je n’ai plus beaucoup d’eau et une pauvre barre de Figolu comme seul repas… Retour sur mes pas et retour à la case départ, c’est-à-dire l’entrée du parc !

C’est reparti, première cascade, deuxième cascade, troisième cascade, je ne quitte plus le chemin balisé.

La montée est très agréable et très glissante, il y a des cascades tous les 300/500m environ, ça fait des objectifs intermédiaires. Sur le chemin, je croise une bestiole bizarre (je ne connais pas le nom), des saris accrochés à certains arbres (une sorte d’offrande pour les arbres sacrés apparemment) et… des touristes !

7e cascade, l’ultime !

Je me pose, je mange mon Figolu (qui me semble délicieux) pour reprendre un peu de force pour la descente. Avant cela, petit plouf dans l’eau histoire de me laver et de faire pipi (lol) mais j’en sors vite car les petits poissons me chatouillent 😉

RAS dans la descente, je ne sais pas encore si je vais de nouveau me baigner (la cascade 3 et la 5 me plaisaient bien). Personne pour surveiller mes affaires + poissons + trop de monde, je trace vers l’entrée du parc.

Quelques photos de la « balade » des cascades 1 à 7, en vrac :

Erawan National Park
Erawan National Park
Erawan National Park
Erawan National Park
Erawan National Park
Erawan National Park
Erawan National Park
Erawan National Park
Erawan National Park
Erawan National Park
Erawan National Park
Erawan National Park
Erawan National Park
Erawan National Park
Erawan National Park
Petite baignade pour Camille dans les cascades de l’Erawan National Park

Je me ravitaille en eau et décide de rentrer tranquillement. Ticket de bus acheté, il n’est qu’à 15h (45 min plus tard). Pendant ce temps, je me laisse tenter par un thé glacé maison, délicieux !

Préparation du thé glacé
Préparation du thé glacé

15h, retour à Kanchanaburi, le bus est blindé. On roule à 2 à l’heure, en première dans les montées, je ne risque pas d’être malade 😂 J’en profite pour écrire le récit de ma journée.

De retour à Kanchanaburi, je décide de manger (j’ai la dale !!!) à la gare routière et j’ai eu le nez fin ! Soupe poulet et dumplings (bouchées vapeur) préparée par un jeune homme charmant et souriant. Je me suis régalée !

Je prends le bus public pour me rapprocher de mon quartier (la ville fait plus de 3 km de long) et me laisse tenter par des vapeurs sucrées préparées par une mamie au bord de la route. Je ne sais pas trop ce qu’il y a dedans : c’était écrit radis mais je n’ai pas reconnu le goût, avec cacahuètes et une petite sauce à l’aïl par-dessus (ça paraît dégueu décrit comme ça mais c’était vraiment à se taper le cul par terre). Je retourne à ma case déguster tout ça sur un petit banc au bord de la rivière… Elle est pas belle la vie ?! 😉

Samedi 23/07 : départ pour Ayutthaya 

Je me lève tranquille, refait mes baluchons et part petit déjeuner en ville. Sur la route, je trouve une mamie qui prépare des sortes de crêpes gluantes à la noix de coco, ça m’inspire, j’achète (et l’avenir me donnera raison, c’était une tuerie !).

Je complète avec du melon coupé (5 fruits et légumes par jour, faciiiiile ici) et je me pose à la petite boutique qui m’avait fait un super thé thaï au lait avant-hier pour profiter du wifi.

Vers 12h30, je récupère mon gros sac à Bamboo House puis la routine : rattraper la rue principale pour choper le bus public qui m’amène à la gare routière pour 10B.

Arrivée à la gare routière, le bus pour Ayutthaya (ou plutôt Suphan Buri dans un premier temps car il n’y a pas de bus direct) est en train de partir, je l’attrape au vol et let’s go ! 

13h. Dans le bus, la dernière place est sur la banquette du fond, entre un écolier et une mamie, ça tombe bien, il y a de la place pour tous mes sacs à mes pieds. Pendant le trajet, on prend des gens sur la route, d’autres sonnent pour descendre, la nana passe avec sa caisse pour qu’on paie notre trajet, je suis habituée maintenant. A un arrêt, j’aide une mamie à monter ses deux paniers qu’elle accroche de part et d’autre d’une barre en bois. Ils pèsent une tonne. Finalement, je n’ai pas le droit de me plaindre des 14kg de mon sac aux bretelles molletonnées.

15h : Suphan Buri. Suis à mi-parcours. Je cherche désespérément le bus public (j’ai lu 40B) mais ici il n’y a que des mini-bus (80B) pour Ayutthaya, je demande même à des petits jeunes qui parlent approximativement anglais, c’est confirmé c’est ma seule solution, mais le prix s’explique : mon gros sac compte pour une place. Soit. C’est logique et je suis plutôt bien installée. La clim est à fond, heureusement j’avais prévu le coup, mon écharpe est à portée de main.

15h20 : c’est reparti. Ça se goupille plutôt bien, aucune attente à aucune gare. Je ne connais pas le temps de trajet (il faut environ 1h30 pour faire 70km…), environ 2h je crois…

Durant une heure, les passagers descendent au fur et à mesure où cela les arrangent en demandant au chauffeur de s’arrêter 5sec avant.

Du coup, comme tout le monde descend un peu à la carte, je demande au chauffeur de m’arrêter à côté de mon hôtel à Ayutthaya (car la gare routière est a priori excentrée de la ville), il est ok. Cool.

17h : comme prévu, le minibus m’a déposée à l’entrée de la rue de mon hôtel du soir. J’ai réservé pour une nuit mais me tâte à y rester deux nuits pour prendre mon temps.

Baan Are Gong, Ayutthaya
Baan Are Gong, Ayutthaya
Baan Are Gong, Ayutthaya

Mon impression de la ville est plutôt bonne. Je pars me balader et manger un bout. Sur le chemin, je sens les gens sympas et très souriants, avec le contact facile.

Preuve en est ce groupe d’enfants qui m’aborde spontanément pour me dire bonjour et discuter un peu avec moi. Je ne peux pas m’empêcher de les prendre en photo et de leur montrer leurs têtes toutes rigolotes sur l’écran de mon appareil photo.

Ensuite, je croise une famille sur un pont qui m’interpelle en me demandant de regarder au bord de la rivière… c’est la même bête croisée hier aux cascades d’Erawan, version un peu plus grosse.

Avant de rentrer, je mange un bout dans un boui-boui…

Le mec prend ma commande, le riz curry poisson me tente bien, je prends ça. Quelques secondes plus tard, il m’apporte un plat de nouilles de riz nature en me montrant une table pleine d’herbes aromatiques et en me faisant signe d’aller me servir. Je sens tout puisque je ne connais rien (à part le concombre), je me sers un peu de tout et je retourne m’asseoir. Puis il m’apporte un bol de sauce en m’expliquant qu’il faut que je le verse dans mon assiette garnie par mes soins. Je me suis pas trop mal débrouillée, je me régale, je transpire tellement ça arrache la g…. mais c’était très bon, je me dis que cette petite entrée (un peu comme la salade qu’on vous sert au Buffalo Grill) est une superbe intro et que ça promet pour la suite. La suite ? Quelle suite ? Je prends quelques photos pour faire passer le temps, les tables d’à côté (arrivées après moi) se font servir, j’attends, j’ai le temps, je réfléchis à comment demander en anglais thaïlandais s’ils m’ont oubliée et puis… je me lève, je vais pour payer, je demande si mon plat était bien celui-là (en montrant l’image sur la carte), on me répond oui, je tends mes billets pour payer. Bref. La salade du Buffalo Grill, c’était mon plat !

Dimanche 24/07 : visite d’Ayutthaya

Aujourd’hui, je pars à la conquête d’Ayutthaya en vélo, sous un soleil de plomb ! (oui maman j’ai mis de la crème solaire)

Avant cela, je m’octroie un petit déjeuner de champion sur la terrasse de la guesthouse : thé au gingembre et salade de fruits frais au yaourt (pastèque, banane, mangue, litchi, kiwi, ananas). Avec ça, je vais en avoir sous la pédale !

Terrasse de Baan Are Gong, Ayutthaya
Petit-déjeuner au Baan Are Gong, Ayutthaya
Petit-déjeuner sur la terrasse de Baan Are Gong, Ayutthaya
Petit-déjeuner sur la terrasse de Baan Are Gong, Ayutthaya

Avant de partir, je passe à la gare pour vérifier ce que j’ai vu hier soir sur internet : effectivement, les trains pour Chiang Mai sont tous complets pendant 3 jours. Tant pis, ce sera moins folklorique, mais je prendrai le bus.

Parenthèse fermée, me voilà à l’assaut des temples et vestiges de la ville, armée de mon vélo qui grince et de ma petite carte gentiment fournie et expliquée par la dame qui m’a loué le vélo (pour 30B soit dit en passant).

Carte des temples d’Ayutthaya

10h30, c’est parti mon kiki, je suis toute contente sur mon vieux vélo, je me sens libre (mais je transpire déjà à grosses gouttes) ! La petite balade se passe à merveille, Ayutthaya est un musée à ciel ouvert, la route est plutôt plate, il y a des choses à voir tous les 500m environ, c’est très ludique.

Arrivée au 1er temple, après avoir garé mon vélo, je repère une petite porte ouverte sur le côté de l’entrée principale, je m’y faufile. Voilà, j’ai économisé 20B (oui je sais maman, ce n’est pas bien, et tu ne nous as pas élevées comme ça, blablabla… ). Idem pour le 2e temple, mon repas du soir est payé.

Ayutthaya
Ayutthaya
Ayutthaya
Ayutthaya
Ayutthaya
Ayutthaya
Ayutthaya
Ayutthaya
Ayutthaya
Ayutthaya
Ayutthaya
Ayutthaya
Ayutthaya

Puis arrive THE temple, le Wat Phra Mahathat, avec ses magnifiques vestiges et sa tête de bouddha encastrée dans un arbre.

Wat Phra Mahathat, Ayutthaya
Il fait chaud !
Wat Phra Mahathat, Ayutthaya
Wat Phra Mahathat, Ayutthaya
Wat Phra Mahathat, Ayutthaya
Wat Phra Mahathat, Ayutthaya

Après tout ça, une pause s’impose. Sur la route, j’achète une petite brochette de poulet mariné en guise d’entrée, puis un petit stand avec deux mamies m’inspire bien. Je gare mon vélo et commande. Je prends quelques photos pendant que les deux sœurs préparent mon plat puis l’une d’elles m’installe. Ce riz sauté au poulet était une tuerie, j’en ai encore les papilles qui frétillent !

Mon vélo pour la journée

La promenade continue, s’ensuivent d’autres temples et vestiges avec chacun leurs particularités mais aussi leur ressemblance. Bouddha est vénéré ici.

Mon circuit se termine par une statue de Bouddha (encore lui) couché. Comme d’autres statues dans d’autres lieux précédemment visités, lui aussi est drapé d’un tissu orange.

Bouddha couché, Wat Lokayasutha, Ayutthaya
Wat Lokayasutha, Ayutthaya
Vendeuses de fleurs au Wat Lokayasutha, Ayutthaya
Vendeuse de fleurs au Wat Lokayasutha, Ayutthaya

Voilà, j’ai ma dose de spiritualité pour aujourd’hui, j’ai mal au c.., je retourne à m’baraque car j’ai hâte de prendre une douche !

Sur la route du retour, j’ai croisé des éléphants mais ils m’ont semblé tellement tristes que je ne les ai pas pris en photo puisque je ne cautionne pas le fait qu’ils soient emprisonnés par des humains qui font leur fric sur le dos (c’est le cas de le dire) de ces pauvres bêtes qui seraient bien mieux dans leur milieu naturel. Bref, ce n’est que mon avis.

Ce soir, c’est mission night market !

Je prends la navette bateau pour traverser la rivière, ça prend 5 minutes à peine, la nuit commence à tomber, je demande mon chemin à un taxi qui m’indique à gauche. Je prends donc à gauche. J’arrive sur une rue avec quelques stands qui s’installent, je ne m’attendais pas trop à ça. Je fais un petit tour dans le quartier, des fois que je tomberais sur une place qui ressemblerait à un marché digne de ce nom… Je reste sur ma faim…

Night Market, Ayutthaya
Night Market, Ayutthaya
Night Market, Ayutthaya

Et puis je reviens sur mes pas, décide de ne pas aller à gauche mais tout droit, marche un peu, croise un gars à qui je demande « night market »… Verdict : je suis sur la bonne route. Enfin apparaît la place à laquelle je m’attendais, avec ses stands de fruits, de bons plats thaï et de produits divers +/- locaux… Je jette mon dévolu sur le stand d’une mamie (oui, je repère toujours les mamies et je me trompe rarement) à qui j’achète une portion de bouchées vapeur au poulet, mammmmmamia qu’est-ce-que je me suis encore régalée !

Night Market, Ayutthaya
Night Market, Ayutthaya
Night Market, Ayutthaya

Je ne traîne pas car il me semble avoir lu que les derniers bateaux qui traversaient la rivière s’arrêtaient à 19h ou 20h. Il est 19h35, on verra bien.

19h45, je monte dans le (dernier ?) bateau qui m’emmène en face et file acheter ma 4e bouteille d’eau de la journée et ma part de pastèque pour atteindre mes 5 fruits et légumes par jour.

Mission du soir (en plus de trier mes photos et de vous raconter ma vie) : réserver l’hôtel des prochains jours à Chiang Mai.

Lundi 25/07 : départ pour Chiang Mai

Je suis de bonne bonne bonne humeur ce matin, y’a des matins comme ça !

7h30, les yeux grands ouverts, je décide de me lever pour réserver le premier bus vers Chiang Mai.

Je n’ai qu’à sortir de ma chambre (la plus moche de cette pourtant jolie guesthouse, celle qui se trouve au rez-de-chaussée, juste en face de l’accueil) pour organiser cela avec ma gentille hôte qui, a priori, ne prend pas de commission.

Effectivement, 550B (un peu moins de 15€) pour faire 600 bornes, tuk tuk jusqu’à la gare inclus, c’est très raisonnable (et moitié moins que le train).

Un peu plus de 600km donc séparent Ayutthaya de Chiang Mai. J’en ai pour environ 9h (oh my god 9 heures, NEUF heures 😱) ! Cela dépendra du nombre d’arrêts qui lui-même dépend de la classe du bus (seconde, première ou VIP). Je suis pour ma part en première (pas eu le choix, la seconde ne partait que dans l’après-midi et je serais arrivée trop tard à l’hôtel)

Donc, tout ça pour dire que je décolle à 10h30 de l’hôtel en tuktuk direction la gare routière.

Mon hôtel à Chiang Mai est réservé pour 2 nuits : Smile House (23€ pour 2 nuits avec piscine s’il vous plaît) !

Maintenant, c’est l’heure du petit-déjeuner ! Je pars faire un tour dans le quartier que je commence à bien connaître, à la recherche des stands sucrés (le poulet frit à 9h du mat’, ce n’est pas encore mon truc). Je prends un thé thaï à emporter (faudra d’ailleurs que je trouve la recette de ce truc qui déchiiiire) puis me pose chez mon loueur de vélo d’hier qui fait aussi à manger. Je ne peux pas résister à l’appel de la salade de fruits au yaourt et me laisse tenter par un jus de mangue, la totale de fruits quoi !

Thé thaï
Jus de mangue
Salade de fruits au yaourt

11h25. Je me tiens prête et attends l’arrivée imminente de mon bus… 11h30 rien, 11h40 le bus pour chiang mai passe… mais ne s’arrête pas ! 11h50 c’est celui pour Sukhothai qui part à son tour…

Je commence à me demander si je n’ai pas loupé une étape. En même temps, 20min de retard pour les transports publics, c’est la règle ici. Je ne m’affole pas plus que ça…

12h. Je commence à m’imaginer périr en pleine chaleur en attendant le prochain bus qui est dans plusieurs heures et me fera arriver en pleine nuit à Chiang Mai et décide de m’affoler un peu, je vais au guichet en montrant mon billet, on m’annonce « five or ten minutes »… Quelques minutes plus tard, mon carrosse arrive, je dépose mon bagage en soute et m’installe en E11, après que le chauffeur ait dégagé la personne qui s’était installée à ma place. Me voici donc installée malgré moi en mode couchette puisque mon siège ne tient pas en position assise. Bon ben ok je dors… Ou pas. Je passe sur le siège d’à côté et en profite pour bosser un peu.

13h. 1er arrêt pipi (la petite casserole en plastique, c’est la chasse d’eau) et déjeuner sur une aire tout confort.

Je remets le couvert avec mes bouchées vapeur et innove avec un chausson au porc et du melon vert en dessert. Pas mal mais rien d’exceptionnel, comme sur une aire d’autoroute quoi. J’en profite pour acheter un paquet de « gâteau » pour la suite du trajet (ça ressemble à ces bouchées vapeur sucrées que j’avais mangées à Hong Kong et que j’ai eu tant de mal à retrouver en France, on verra bien ce que ça donne…)

13h30. On est repartis. Les gens sont plutôt calmes, je suis la seule occidentale, c’est plutôt cool et confortable car personne à côté de moi et je peux m’étaler.

14h30. Tout en préparant mon programme de ces 4/5 prochains jours dans le Nord, je décide de brancher mes écouteurs avant d’être abrutie par la TV du bus et ses émissions débiles, couplée avec le son du dessin animé de la petite fille du siège d’en face. Je craque et ouvre la boîte de « gâteau ». Test pas très concluant malheureusement.

15h. On est à un peu moins de 400km de Chiang Mai. Arrêt rapide à une gare routière dont je ne saurais vous donner la ville… LOL

Mon itinéraire des prochains jours est pratiquement finalisé. 2 nuits à Chiang Mai puis location d’une moto pour faire une boucle de 4/5 jours dans les montagnes via Chang Dao, Pai, Mae Hong Son puis retour sur Chiang Mai en passant par le parc national Doi Inthanon. En espérant qu’il ne pleuve pas trop et à lire le guide, ce n’est pas gagné…

Itinéraire en scooter entre Chiang Mai et Mae Hong Son (boucle)

16h. 2e arrêt pipi, on se traîne !!!

Comme prévu, la clim’ bat son plein et comme prévu, j’enfile la seule veste de mon sac et remets mon bas de pantalon (vous savez, celui qui vous rajoute des jambes en un coup de fermeture éclair, c’est moche mais c’est bien pratique…)

19h. On avance, on avance, le soleil se couche derrière les montagnes, je ne vois pas grand chose bien qu’étant au 1er étage du bus mais le ciel est vert, c’est sublime. Cela présage de jolies balades aux alentours de Chiang Mai. J’ai hâte.

19h30. Je n’en peux plus de l’odeur de patchouli des deux mamies à côté de moi… Et j’ai faim ! LOL

20h. La (j’espère dernière) pause, je m’achète un coca zéro pour faire patienter mon ventre qui gargouille car sur cette aire, malheureusement il n’y a que des biscuits et des chips, et là, il me faut un plat !!!!

20h30. Il nous reste un peu plus de 100km, je table sur une arrivée vers 22h, j’espère qu’il y aura quelqu’un à l’hôtel pour m’accueillir… (A priori j’ai eu le nez fin, j’ai précisé « late check-in »)

Cela fait plusieurs barrages de police que nous passons, on se rapproche de la frontière birmane, c’est un peu impressionnant quand même.

21h. Youhouuuuu, Chiang Mai n’est « plus qu’à 90km ». Sachant qu’on a mis 9h pour faire 500km, je vous laisse faire le calcul…

Dommage qu’il fasse nuit, j’aurais bien voulu voir le paysage mais bon… Ça va être assez drôle de me réveiller demain et de découvrir une nouvelle ville.

21h30. Lampang. Dernier arrêt avant ma destination finale. C’est looooong (hier j’hésitais encore à descendre vers les îles du sud en bus, aujourd’hui je n’ai plus aucune hésitation : je prendrai l’avion !)
22h. Km -40. Je me prépare à négocier le tuk tuk à mon arrivée à la gare. Mais je pense qu’au vu de ma tronche et mon état, le chauffeur va vite comprendre qu’il est ma seule solution pour ce soir…

22h30. Mais que vois-je ? Un panneau Chiang Mai qui annonce les 15 km restants.

22h45. J’arrive à la gare sur cette chanson qui résume parfaitement mon humeur du soir (malgré les 11h de bus) !

Un tuk tuk propose gentiment de m’emmener à mon hôtel pour 200B. Je décline son offre mais ne fait pas la maligne car la gare est quasiment déserte. J’avance un peu et repère une fameuse camionnette rouge à deux bancs. On m’annonce 100B. Je négocie. Va pour 60B !

23h. Arrivée à l’hôtel. Enfin ! Mais mon périple n’est pas tout à fait fini puisque… il n’y a personne à la réception. Je fais un petit tour dans la cour, reviens à l’entrée pour chercher une éventuelle sonnette. Que dale. J’essaie d’appeler de mon téléphone. Échec. Au bout de quelques minutes, j’aperçois une petite cloche sur le bureau de la réception, ouf je sonne ! Et là, le réceptionniste, ce petit coquin, se réveille de sa sieste sous le bureau 😂

Mon sauveur du soir m’amène jusqu’à ma chambre. Il a maintenant le droit d’aller se recoucher.

Smile House, Chiangmai
Smile House, Chiangmai
Smile House, Chiangmai

23h15. Douche (froide), les dents et au lit ! Demain, grasse mat’ et tour de la ville à pied dans un premier temps…

23h30. Ça vous a semblé long cet article du jour ? Alors, imaginez mon trajet !😜

Mardi 26/07 : visite de Chiang Mai

Bien décidée à recupérer de ma journée de bus, je ne mets pas de réveil (c’est les vacances quand même). Que nenni. 7h30, au taquet. Je traîne un peu puis pars à la recherche de mon petit déjeuner du jour, prétexte à balade dans la ville…

Un stand de fruits à l’entrée d’un temple attire mon attention puisque je n’en avais pas encore vu ici : des fruits de la passion ! Va pour un jus de fruits de la passion. Je rentre dans le joli jardin ombragé du temple et tombe sur un stand de thé. Perfect, je vais avoir mon thé thaï au lait du jour.

Je me pose donc sur une petite table et apprécie le moment. Autour de moi, chaque arbre affiche un petit panneau avec une citation. Méditation du matin…

Je vais quand même jeter un oeil dans le temple, presque vide. Mignon.

A la sortie, un stand propose des mangues fraîches avec riz gluant sucré (avec deux types de riz : l’un nature et l’autre à la « butterfly flower »), saupoudré de cacahuètes. C’est gourmand, c’est croquant comme dirait l’autre. Un coup de coeur ! Je m’assoie sur un trottoir pour déguster ça et discute avec une guide thaï super sympa (qui parle anglais donc) à qui j’en profite pour poser quelques questions sur la ville, ce que je suis en train de manger, etc. Après quelques minutes, elle m’invite à un match de boxe thaï ce soir, ça me tente bien !

Préparation du mango sticky rice
Mango sticky rice

C’est requinquée que je continue mon petit tour, à la recherche de la moto ou du scooter qui me baladera les 3, 4 ou 5 prochains jours… Je rentre dans quelques boutiques, compare. Ce sera un scooter Yamaha Nmax 150cm3. Le gars propose même gentiment de m’installer un porte-bagages à l’arrière. Départ prévu demain matin aux aurores pour profiter des jolies lumières du matin.

Dans un premier temps, récupération à la piscine et préparation de mon itinéraire un peu plus en détails pour les prochains jours…

Piscine du Smile House, Chiangmai

15h : j’ai bien profité de la piscine, je décide d’aller voir un supppppppperrrrrrrbe hôtel dont j’ai craqué pour la piscine à débordement : Veranda high resort blablabla (rien que le nom envoie du lourd !) en passant par un temple duquel il y a une vue sur toute la ville. Ça me permettra de tester et prendre en main mon super scooter.

Me voilà partie sur ma bécane, à moi la sensation de liberté ! Après m’être arrêtée 18 fois et avoir demandé mon chemin 10 fois, j’aperçois le temple en hauteur. Ça grimpe mais titine a la pêche ! Le temple est joli, je suis la seule occidentale (les autres sont restés se bourrer la gueule pour 2€ à Chiang Mai, je vous expliquerai pourquoi après) et la vue sur la plus grande ville du nord de la Thaïlande est effectivement exceptionnelle.

Je redescends direction THE hôtel. Cette fois-ci je ne me trompe même pas de route, je fais la kéké aux feux rouges et une pointe à 84km/km (houuuu la fofolle). Arrivée à l’entrée de l’enceinte, un garde me demande ce que je veux. Je lui réponds que je n’ai pas de réservation mais que j’aimerais boire un verre. Il m’indique le parking et me dirige vers la réception. Arrivée là, je répète à la dame ce que je suis venue faire ici. Elle demande à un jeune homme de m’accompagner au bar. L’hôtel est splendide !!! Sur le chemin, je comprends que le bar n’est pas au même endroit que la piscine, je lui demande donc de me montrer la piscine. On prend l’ascenseur (car la piscine est en hauteur) et là….. Whaou ! La piscine à débordement devant les montagnes avec le soleil qui descend petit à petit devant moi. Je ne suis pas déçue du déplacement. Je décide de commander un coca pour pouvoir profiter de la vue, je m’installe tout doucement sur les transats au bord de la piscine, et tout doucement me glisse… dans la piscine. LE KIFF TOTAL. Je fais quelques brasses, admire la vue qui est à couper le souffle et ressort pour me sécher, car je n’ai pas pris de serviette pour plus de discrétion 😉 Quelques minutes plus tard, ce que je redoutais arriva : une dame me demande mon numéro de chambre. Je lui réponds que je bois juste un verre. Elle me dit que l’accès à la piscine est réservé aux clients de l’hôtel, que l’entrée pour les extérieurs est de 400B. Ah bon ? Ben écoutez, je sèche et je dispose.

Voilà, c’était l’histoire de Martine qui squatte le Veranda High Resort pour le prix d’un Coca Zero 😉

Veranda High Resort, Chiang Mai
Veranda High Resort, Chiang Mai
Veranda High Resort, Chiang Mai
Veranda High Resort, Chiang Mai
Veranda High Resort, Chiang Mai
Veranda High Resort, Chiang Mai
Veranda High Resort, Chiang Mai
Veranda High Resort, Chiang Mai
Veranda High Resort, Chiang Mai
Veranda High Resort, Chiang Mai

Le retour est tranquille, la lumière est belle, je pars à la recherche de mon dîner…

J’envoie une carte postale à la première personne qui me donne le nom de ces 4 fruits :

Et ce ne fut pas une mince affaire ! Ici c’est très très très touristique, les prix sont donc très très très touristique. Hors de question que je paie le triple de d’habitude, non mais oh. Je m’éloigne un peu du quartier « européen » et opte pour un pad thaï à 40B.

Je ne suis pas très à l’aise avec l’ambiance qui règne ici. Les filles sont à moitié à poil, guettant le cinquantenaire européen à qui elle pourrait soutirer quelques centaines voire milliers de bahts (je ne connais pas les tarifs, désolée). L’alcool coule à flot, la musique est à fond dans tous les bars, ce qui crée un brouhaha géant de tubes de chez nous des années 2000. C’est une ambiance de fête un peu (beaucoup) glauque.

Anusarn Market, Chiang Mai

C’est dans cette ambiance, au milieu de ces bars, qu’ont lieu les combats de boxe thaï de ce soir (je pensais que c’était dans la grande salle de la ville mais non). J’arrive un peu plus tôt (20h30) que le début des combats (21h30), comme me l’a conseillé ma gentille guide. On me place en VIP, au deuxième rang, avec un petit coussin sous mes fesses.

21h30. Le speaker s’échauffe laborieusement la voix. Mes voisins VIP se sont installées avec leur demi-litre de bière. J’attends avec impatience que les festivités commencent.

Les premiers combattants montent sur le ring. D’après ce que j’ai compris c’est la catégorie 19ans qui ouvre le bal. 5 rounds se succèdent. Pour ce combat, ce sera une victoire par KO au 5e round. Les autres combats s’enchaînent. Le même rituel se répète : les boxeurs entrent sur le ring, en touchent chaque coin, s’agenouillent, prient, se saluent puis les festivités commencent. A la fin de chaque round, plusieurs entraîneurs entourent le boxeur : l’un lui donne à boire (car avec les gants ce n’est pas facile) avec quelques conseils tactiques, un autre lui détend les muscles puis l’étire, tout s’enchaîne très vite et semble millimétré. Je ne comprends pas toutes les subtilités mais apprécie l’effort physique et suis plutôt d’accord avec les vainqueurs désignés.

Le 4e combat est un combat à 3 boxeurs (dont un presque sumo) à qui on a bandé les yeux, je ne trouve pas le spectacle drôle, je pars.

Mercredi 27/07 : Pai

5h30. Le réveil sonne. M’étant endormie à plus de 3h, ça pique. Je me lève, vérifie le ciel, il fait encore nuit, je prends 30min de rab.

6h15. Hop hop hop, sacs bouclés, toute une organisation puisque je laisse le gros (sac) ici à l’hôtel. Au moment de charger les sacs sur titine, tout ne rentre pas. Je force un peu, ouf, ça passe. Me voilà donc partie pour, dans un premier temps, une heure de route pour rallier Mon Cham, au sommet d’une petite montagne, où la vue promet d’être superbe car le temps est dégagé.

Sur la route, je ne me débrouille pas trop mal (bien que je m’arrête encore toutes les 10min pour vérifier si je suis sur la bonne route) et 7h30, j’arrive au dit sommet. A l’arrivée, deux choix s’offrent à moi : à droite un petit chemin qui grimpe dans les sous-bois, à gauche une entrée qui me fait penser à l’entrée d’un hôtel. Je choisis le petit chemin qui monte. J’avais une chance sur deux. C’est loupé. Je redescends. Je continue en face donc et là… je me dis que je n’ai pas fait toute cette route pour rien ! Je suis au-dessus des nuages, le soleil est radieux, whaou.

Mon Cham
Mon Cham
Mon Cham
Mon Cham
Mon Cham
Mon Cham
Mon Cham
Mon Cham

Un petit bar propose des gâteaux anglais, c’est l’heure du petit-déjeuner que j’ai bien mérité (et bien attendu). Je fais mon affaire d’un carrot cake (qui était d’ailleurs très bon) en savourant aussi la vue.

Mon Cham
Carrot cake à Mon Cham

8h30. J’attaque les choses sérieuses direction Pai, à trois heures d’ici. Les paysages sont tous plus beaux les uns que les autres : je surplombe tantôt des bananeraies, tantôt des rizières. Je traverse des forêts de pins, des villages et je me régale des 762 virages (chiffre vérifié) !

Sur la route de Pai
Sur la route de Pai
Sur la route de Pai
Sur la route de Pai
Sur la route de Pai
Sur la route de Pai
Rizières sur la route de Pai
Sur la route de Pai
Sur la route de Pai

13h30. Quelques kilomètres avant d’arriver à Pai, mon hôtel est sur la route, je passe donc y déposer mes affaires et m’installer.
Encore une fois, je ne suis pas déçue des 18€ investis dans cette nuit, le lieu est charmant, le cottage top, la vue, la déco, la piscine. 10/10.

Kuad Khon Thoe Pai Cottage
Kuad Khon Thoe Pai Cottage
Kuad Khon Thoe Pai Cottage
Kuad Khon Thoe Pai Cottage
Piscine du Kuad Khon Thoe Pai Cottage
Piscine du Kuad Khon Thoe Pai Cottage
Kuad Khon Thoe Pai Cottage
Kuad Khon Thoe Pai Cottage
Kuad Khon Thoe Pai Cottage

14h. Je file manger un bout avant de faire une syncope. Je gare mon scooter dans la rue principale et pars à la recherche du petit boui-boui qui me fera envie. Pas grand chose à me mettre sous la dent. Je sors mon guide du retard, un resto conseillé se trouve juste en face de moi. Banco.
Je choisis la salade de papaye épicée.
Le serveur me demande :
– Spicy ?
– A little bit…



J’avais dit « a little bit » !!!
Donnez-moi un mouchoir pour que j’essuie la petite larme qui coule…😮😮😮

Salade de papaye
Thé glacé

Je mets quelques minutes à me remettre de mes émotions, il pleut quelques gouttes mais rien de méchant. Je repars en scooter faire un petit tour de la ville et tombe sur un marché 100% fruits et légumes, génial. Il y a beaucoup de produits que je ne connais pas, dommage qu’il y ait la barrière de la langue.

Marché de Pai
Marché de Pai
Marché de Pai
Marché de Pai
Marché de Pai
Marché de Pai

Je finis par un melon découpé et repars sur la route, direction un canyon qui est à deux pas de l’hôtel. Après quelques escaliers, j’arrive au bord du canyon, que l’on peut traverser. Mais je suis en tong. Ça craint. Et ça fait vraiment peur, certains passages sont très étroits et au sol une espèce de terre battue me dit que ça doit être assez glissant. Je reste au bord mais ne m’y aventure pas. La vue est jolie d’ici aussi, je reviendrai demain au lever du soleil si j’ai le courage…

Canyon de Pai
Canyon de Pai
Canyon de Pai
Canyon de Pai

En redescendant, un vendeur m’aborde pour discuter un peu avec moi. D’après ce que j’ai compris, il savait que je venais de Chiang Mai car j’ai demandé ma route à l’une de ses amies tout à l’heure… Je lui achète un Coca Zero pour continuer la discussion, je lui parle de mon circuit, il a l’air de bien connaître la Thaïlande, c’est assez intéressant même si je ne comprends pas tout (mon anglais ou le sien je ne sais pas trop). Ce fut un bon moment.

Le temps commence sérieusement à se couvrir, je fais ma feignasse et rentre à l’hôtel pour profiter de la piscine avant l’orage.

Kuad Khon Thoe Pai Cottage

17h. Je suis douchée, en pyjama. Mais j’ai faim. Et il pleut des trombes d’eau.
18h30. La pluie a cessé, j’enfile un pantalon et un sweat par-dessus, je prends titine et vais à la recherche du premier boui-boui sur la route. J’espère pas trop loin car la nuit est presque tombée et je ne suis pas très rassurée de conduire ici de nuit. A même pas un kilomètre, au bord de la route, un petit resto chinois fera l’affaire. Ce soir, ce sera poulet curry rouge (relire l’histoire plus haut avec « a little bit »). J’ai re la bouche en feu.

19h30 pétantes, je suis de retour dans mon cottage et, en deux temps trois mouvements, de nouveau en pyjama.

Kuad Khon Thoe Pai Cottage

Jeudi 28/07 : Mae Hong Son

Ce matin, je ne pouvais pas ne pas me lever. 5h45, le réveil sonne. Je suis motivée mais quand même… C’est dur ! Allez, l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. En 15 min top chrono, mes bagages étaient prêts et moi aussi par la même occasion. 

Direction le canyon de Pai, qui se situe vraiment à côté de l’hôtel. Objectif : enfin apercevoir un joli lever de soleil. Je me gare, grimpe les marches avec motivation puis


Tadam !

Canyon de Pai

6h12 : tout ça pour une vue bouchée ;-(

Aujourd’hui, j’ai mis mes baskets mais je ne me sens pas de marcher au bord du canyon car je ne suis pas bien réveillée et puis j’ai un peu peur lol

Je poursuis donc ma route vers le temple Chedi Phra That Mae Yen en espérant que ça se dégage d’ici là… (mon optimisme me perdra)

J’arrive sur le parking du fameux temple. Je grimpe un grand escalier encore en construction. Je suis seule au-dessus des nuages, même les vendeurs ne sont pas encore installés. Un grand escalier mène à un grand Bouddha blanc surplombant la ville. Seuls des chiens errants m’ont suivie jusque là. Même pas peur. Un baba cool me rejoint en haut pieds nus (ah oui parce que je ne vous ai pas dit mais Pai est réputée pour être une ville de post-hippies écolos).
Voilà, petite séance de sport du matin : check.

Temple Chedi Phra That Mae Yen
Temple Chedi Phra That Mae Yen
Temple Chedi Phra That Mae Yen
Vue du temple Chedi Phra That Mae Yen

Le temps n’est pas top, je reprends titine direction Mae Hong Son en passant par les grottes de Tham Lod. En repassant par Pai, je prends quelques forces avec un jus de mangue. Pas de vendeurs de choses sucrées pour l’instant malheureusement, il est trop tôt.

Je rattaque la route 1095 (la route 66 thaïlandaise), l’orage d’hier a fait des dégâts. Je croise un éléphant et tombe sur une source d’eau chaude (il y en a plein dans la région). Le temps se couvre, je commence à avoir froid. Au loin, les nuages recouvrent le sommet des montagnes si bien qu’on ne les distingue plus. Je pense même à faire demi-tour plutôt que de m’engager dans un calvaire de trois heures dans ces conditions. Mais mes hôtels pour les deux prochaines nuits sont réservés et puis, ça fait partie du jeu.

Sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son
Source d’eau chaude sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son

Je m’arrête pour enfiler toutes les couches que je peux (une écharpe et un kway) sur le bas-côté. Erreur. La terre rouge trempée par les trombes d’eau tombées hier soir colle à mes chaussures et à mes pneus. En voulant repartir, ma roue arrière se coince dans le grand trottoir que je n’arrive plus à remonter. C’est une vraie patinoire. Et je suis coincée là comme une blonde qui ne sait pas conduire. Après quelques manoeuvres (presque) sans panique, me voilà sur le goudron. Je roule tout doux quelques kilomètres le temps d’évacuer la terre sur mes pneus.

8h30 : le soleil commence (enfin) à pointer le bout de son nez mais il va en falloir un peu plus pour me réchauffer… 

Quelques minutes plus tard, une aire au sommet de la montagne arrive pile poil. La vue est dingue, je suis au-dessus des nuages et ai comme l’impression de flotter. Je me réchauffe un peu avant de repartir.

Sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son

Prochaine étape : les grottes de Tham Lod. J’arrive sur un parking et pour la première fois me fais alpaguer pour que j’achète une boisson ou un paquet de chips. Je ne trouve pas mon bonheur à la carte (toujours à la recherche de mon petit déjeuner). Je me rabats sur la fin de mon paquet de « gâteaux ».

Je m’avance vers l’entrée. La dame qui me renseigne d’un anglais approximatif m’annonce un prix trois fois plus cher que ce que j’avais prévu. J’hésitais déjà à faire cette excursion, cette fois-ci je renonce, ça doit être le destin. Sur la route, j’avais repéré un panneau vers une guesthouse qui proposait des tours en kayak, je vais me renseigner. Les formules ont l’air intéressantes (balades de plusieurs heures en kayak autour et dans les grottes, mumuse dans les rapides de la rivière alentour) mais je ne veux pas y consacrer tant de temps. Je n’ai pas tout perdu puisque la maison propose des muffins. Je tiens mon petit déjeuner (avec le traditionnel thé noir au lait).

Sur place, je discute avec une anglaise qui fait la même boucle que moi en scooter, mais dans l’autre sens. Elle est prof d’anglais, habite à Chiang Mai et a un sacré débit de paroles !

Je suis repue, le soleil est revenu, je peux mettre les gaz jusque Mae Hong Son 😎👍🌄

Je double les camions, je me fais doubler par des voitures, j’évite les gigantesques libellules qui veulent se suicider sur mon casque, je prends mon pied dans les virages et je profite des sublimes paysages ! Je ne vois pas passer les kilomètres !

Sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son
Le soleil is back !

Je m’arrête deux minutes pour prendre quelques photos de rizières. Mon siège de scooter est brûlant. Je comprends que ça cogne à présent. La suite et fin du parcours est superbe, je profite à fond, me met en tenue légère (en short/débardeur qu’on s’entende bien) pour faire les 30 derniers km sous un soleil de plomb.

Sur la route de Mae Hong Son
Sur la route de Mae Hong Son

Je n’ai pas grand mal à trouver mon hôtel car il est sur la route principale. C’est un gros resort. Suis pas trop fan de ce genre d’endroit d’habitude mais je ne vais pas cracher sur un peu de luxe pour recharger les batteries. Une fois installée, je pars à la recherche du food market pour manger un bout. Je quadrille toutes les rues pour enfin arriver aux halles où je trouve des fruits, des légumes et des babioles. Il n’y a pas grand boui-boui, même pas une mamie à l’horizon pour me cuisiner un bon petit plat. Je reprends le scooter (après avoir attendu 2min à l’ombre que mon siège refroidisse) et repars à la quête du graal. 

Marché de Mae Hong Son
Marché de Mae Hong Son
Marché de Mae Hong Son

A 500m de l’hôtel, je tiens la mamie qui me cuisinera du riz sauté au poulet (pas très original mais je m’en contenterai) qu’elle accompagne d’une très bonne soupe (comme hier soir d’ailleurs). Il me semble que cette habitude appartient à la communauté chinoise, fortement présente dans le nord…
NB : la petite fille était ma voisine de table 🙂

Après cela, je vais me reposer un peu au bord de la piscine, car mes deux levers de soleil ratés se font sentir…

Imperial Mae Hong Son Resort
Imperial Mae Hong Son Resort

Après un tout petit dodo au bord de ma piscine privatisée pour l’occasion, je pars faire un tour en « ville » pour aller voir le temple (oui, encore un temple) Wat Chong Klang. Il se situe au bord d’un parc avec un petit étang. Le ciel est gris/bleu, la lumière fait ressortir les bâtisses et la végétation autour, dont le temple dans lequel je vais faire un petit tour. Encore une fois je suis toute seule.

Wat Chong Klang
Wat Chong Klang
Wat Chong Klang
Wat Chong Klang
Wat Chong Klang

Sur la route de retour à mon Imperial Resort, je prends quelques bouchées vapeur et une crêpe à cette mamie :

Voilà pour ma petite journée à Mae Hong Son, demain direction Mae Chaem (140km/3h)

Vendredi 29/07 : de Ban Mai Nai Soi à Mae Chaem

A 9h30, en prenant mon petit-déjeuner tranquillement au bord de la piscine, je ne savais pas encore que ma journée allait être extraordinaire…

10h. La routine, je refais mes sacs et reprends la route. Il fait beau, la vie est belle, je pars à la rencontre de la tribu karen, plus connue sous le nom des « femmes girafes ». Cette communauté est en fait des birmans refugiés politiques à qui le gouvernement thaïlandais a autorisé de s’installer à Ban Mai Nai Soi. J’ai un peu peur de me retrouver dans un zoo humain, cette attraction étant proposée par tous les tours opérateurs de la région et indiquée par de nombreux panneaux sur la route. Soit, je tente et me ferai une idée par moi-même.

Sur la route de Ban Mai Nai Soi
Sur la route de Ban Mai Nai Soi

Sur la route, les champs et les rizières sont au pied des montagnes, les paysages sont très verts, il fait beau, un petit vent chaud me donne une sensation de liberté extraordinaire. 

Sur la route de Ban Mai Nai Soi
Sur la route de Ban Mai Nai Soi
Sur la route de Ban Mai Nai Soi
Sur la route de Ban Mai Nai Soi

Une rizière retient mon attention car, pour une fois, un petit chemin y donnant accès est facilement accessible. Je me gare pour aller voir d’un peu plus près comment la récolte du riz s’effectue…

J’avance d’un pas plutôt timide, les paysans se demandent sûrement un peu ce que je fais là, je leur pose quelques questions en mime puis les suit. Je suis bien tombée et arrive pendant un roulement (le temps que les paysans aillent chercher d’autres bottes de plants). Ils m’invitent à les suivre. Youpi. Je marche donc sur leurs pas, le long d’un étroit chemin boueux qui devient de plus en plus humide. Je comprends qu’il va falloir que j’enlève mes chaussures. Ils rigolent bien avec mon vernis sur les pieds. Je fais attention à ne pas glisser avec l’appareil photo dans les mains, suis obligée de mettre les pieds dans l’eau boueuse à certains endroits (à ce moment-là je suis quand même bien contente d’avoir fait tous mes vaccins avant de partir), puis j’arrive à la hauteur du groupe. Je les observe et essaie de comprendre comment les choses s’organisent. Ils se mettent tous ensemble à cueillir les plants d’une parcelle pour en faire des bottes puis, une fois que tout est cueilli, ils ramènent leur récolte à l’entrée de la rizière et passe à la parcelle suivante (c’est donc à ce moment-là que je suis arrivée). Les gens sont amusés de ma présence, je les fais bien rire, ils me font quelques signes, quelques sourires. 

Le moment est magique.

J’ai de la boue jusqu’aux genoux et me demande à présent comment je vais bien pouvoir remettre mes chaussettes et mes baskets. Un paysan compatit (eux portent de grandes chaussettes pour marcher dans l’eau) et me montre le point d’eau qui va me sauver.

À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !
À la découverte de la culture du riz… en plein coeur d’une rizière !

Je repars ravie de cet échange privilégié, sous quelques « bye bye » amicaux.

Prochaine étape, le village de Ban Mai Sai donc. C’est très bien indiqué, je suis les panneaux jusqu’à arriver à un chemin qui devient impraticable en scooter (enfin pour le mien), je décide de continuer à pieds. Malheureusement, j’arrive à un espèce de barrage que je ne peux pas passer à pieds. Je vois plusieurs scooters passer mais je ne me sens pas d’y aller avec le mien. Sans solution, je fais demi-tour. Je suis déçue mais je ne renonce pas. Il me vient une idée : et si je demandais à quelqu’un qui passe de me prendre sur son scooter ? Je demande à la première personne qui passe (et qui est seule sur son scooter) si je peux monter sur sa bécane. Il ne veut pas ou ne comprend pas, je n’insiste pas. 2e essai : le gars est ok. Hop hop hop je m’installe derrière lui et lève les pieds pour ne pas qu’ils touchent par terre. Sa poignée gauche est scotchée, son frein droit est rafistolé avec une branche de bambou, mais j’ai confiance en mon chauffeur (qui galère quand même dans les cailloux et les énormes flaques d’eau). Arrivée au barrage, je ferme les yeux et serre fort les dents. Ouf, on est passés. Quelques mètres plus loin, il m’indique qu’il s’arrête ici, je descends, le remercie puis continue à pieds. Quelques mètres plus loin, il me double dans la montée, me dit quelque chose (que je ne comprends pas bien sûr)  puis s’arrête. Je comprends alors qu’il m’attend pour me déposer à quelques mètres de l’entrée du village. Petit selfie avant de laisser repartir mon sauveur du jour.

Accès difficile à Ban Mai Nai Soi
Accès difficile à Ban Mai Nai Soi
Accès difficile à Ban Mai Nai Soi
Mon sauveur du jour

Arrivée au village, c’est très calme et, sans surprise au vu de la difficulté d’accès, je suis la seule touriste. Dans le village, il y a une épicerie, 2/3 stands d’artisanat et une école. Je m’arrête pour acheter une bouteille d’eau car tout ce périple m’a donné soif, je discute avec une femme girafe, fais un petit tour jusqu’à l’école au bout du village puis reviens et discute avec une autre femme en train de tisser. Je ne sens pas les gens très accueillants et la barrière de la langue n’aide pas trop à engager la conversation. Je repars tranquillement à pieds jusqu’au barrage, puis attends quelqu’un pour me faire repasser le barrage. Deux minutes plus tard, un mec arrive et comprend vite mon problème. Il me prend sans hésitation et en deux temps trois mouvements m’amène en face. Je finis à pieds, pas mécontente de retrouver ma titine.

Village de Ban Mai Nai Soi, à la rencontre des femmes girafes
Village de Ban Mai Nai Soi, à la rencontre des femmes girafes
Village de Ban Mai Nai Soi, à la rencontre des femmes girafes
Terrain de volley au village de Ban Mai Nai Soi
École de Ban Mai Nai Soi
Village de Ban Mai Nai Soi, à la rencontre des femmes girafes
Village de Ban Mai Nai Soi, à la rencontre des femmes girafes
Village de Ban Mai Nai Soi, à la rencontre des femmes girafes
Village de Ban Mai Nai Soi, à la rencontre des femmes girafes

Problème :

Solution :

13h. Il est maintenant l’heure de rallier Mae Chaem. Une course contre la montre s’engage (au plutôt contre les nuages) car le temps se couvre et ça fait plusieurs jours qu’il pleut aux alentours de 16h… Sachant que j’ai 3h de route…

Je m’arrête à une pompe à essence d’un autre temps. Le mec me demande quelle essence je veux et combien puis me sert. L’essence est stockée dans des espèces de bonbonnes en verre et coule dans un petit tuyau de jardin transparent quand on actionne une manivelle. Le niveau se vérifie à l’oeil (plutôt facile j’ai demandé le plein). Le gars me demande 100B, je ne sais pas combien il a réussi à calculer ce montant mais ça me semble raisonnable au vu de ce que j’avais payé la dernière fois (à la « vraie » pompe à essence avec un « vrai » compteur).

Station essence sur la route de Mae Chaem

C’est parti pour le périple du jour ! Les paysages sont whaou !!! Rizières et montagnes à perte de vue, ça monte, ça descend, ça tourne, des poules traversent et des chiens errent en plein milieu de la route, je traverse des villages, je suis seule au milieu des montagnes, JE KIFFE… jusqu’à ce que les nuages se fassent de plus en plus menaçants.

Sur la route de Mae Chaem
Sur la route de Mae Chaem
Sur la route de Mae Chaem
Sur la route de Mae Chaem
Sur la route de Mae Chaem
Sur la route de Mae Chaem
Sur la route de Mae Chaem

Je m’arrête après un des nombreux points de contrôle policier et met ma tenue de combat : veste, Kway, écharpe en mode brigande. J’avale mon dernier Figolu tout écrasé du fond de mon sac et je trace. Il pleut quelques gouttes mais rien de méchant.

Sur la route de Mae Chaem

16h. L’heure fatidique. Il pleut maintenant des cordes. Je m’arrête pour mettre rapidement mon appareil photo au sec dans le top case. Moi je suis trempée. Une petite épicerie tombe on ne peut mieux. Je m’arrête le temps de laisser passer l’averse (comme d’autres personnes d’ailleurs) et j’achète quelques gâteaux pour reprendre des forces avant les derniers kilomètres. Le vendeur parle anglais. Il me pose les questions traditionnelles : de quelle ville j’arrive, d’où je viens, si je voyage seule, où je vais. Je lui montre sur ma carte le « Hot coffee resort », il m’annonce encore deux heures de route ! Quoi ? 2 heures ?! Google Maps m’aurait menti ? 

La pluie s’est calmée, je décide de reprendre la route, pressée d’en finir. Après quelques kilomètres, un panneau « hot coffee » annonce 16 kilomètres. Ouf de soulagement, d’autant que la pluie a repris. Je ne m’arrête plus. Mais 16 kilomètres sous la pluie, c’est looooooooong. 

J’aperçois au loin le tant attendu hot coffee, récupère rapidement ma clé puis court enlever toutes mes affaires trempées que je mets aussitôt à sécher (mais qui, à mon avis, ne serint jamais sèches demain). L’hôtel est situé au bord d’une rivière et ma chambre est perchée dans un arbre, c’est très nature. Je prends une douche chaude (allelujah il y a de l’eau chaude dans cet hôtel car ce n’est pas toujours le cas), je mets les seules affaires sèches qu’il me reste (un short et un débardeur) et me glisse sous la couette pour me réchauffer. Une fois remise de mes émotions, je pars manger (heureusement l’hôtel fait aussi restaurant). Tout est bien qui finit bien.

Hot Coffee Guest House and Resort
Hot Coffee Guest House and Resort
Hot Coffee Guest House and Resort
Hot Coffee Guest House and Resort

Petite visite de l’hôtel :

19h30. La voisine hollandaise hurle à côté, je comprends par le ton de ses « oh my god » qu’elle demande à son mec d’attraper je ne sais quelle bestiole… Moi ma lumière est éteinte, je ne préfère pas trop voir ce qui m’entoure. 

20h30. Sans wifi ce soir, je m’endors bercée par les bruits de la rivière, avec l’espoir de ne pas me faire attaquer par une bête cette nuit. 

Demain, retour à Chiang Mai en espérant ne pas avoir trop de pluie…

Samedi 30/07 : retour (laborieux) sur Chiang Mai

Couchée à 21h la veille, c’est vers 4h du matin que j’ouvre mon premier oeil (!). Il me semble qu’il pleut mais avec le bruit de la rivière, je n’arrive pas bien à distinguer. De toute façon, il n’est pas l’heure. Je me rendors donc bercée par le son d’une eau à l’origine incertaine.

8h30. Je prends une douche chaude, aperçois le soleil au-dessus du mur de la salle de bains, me voilà rassurée. Je remets mes habits encore humides de la veille. Il est temps de retourner à Chiang Mai pour faire une lessive car tout commence à fouetter…

Au petit déjeuner, j’en sais plus sur la bestiole sur laquelle est tombée l’hollandaise hier soir : elle montre avec ses deux mains jointes la taille de l’araignée qu’elle a croisée. 

Je regarde vite fait mon trajet sur la carte avant de repartir pour mon dernier périple… 

9h45. Let’s go !

9h50. Pluie. Ça commence bien. Plus que 3h de route…

Le sol est trempé voire boueux, je roule tout doucement. A cette allure-là, je ne suis pas arrivée !

Un élément inédit fait son apparition : le brouillard ! J’enlève mes lunettes de soleil (qui n’étaient là que pour protéger mes yeux, mais pas pour le soleil vous l’aurez compris) pour continuer à apercevoir la route.

Me voilà au sommet de la Thaïlande à proprement parler (Doi Inthanon, 2565 m).

La suite de la route ne sera qu’alternance d’averses, de petit grain relou et de rares éclaircies. Autant vous dire que le retour à Chiang Mai fut IN-TER-MI-NA-BLE !

Je descends de la montagne et commence à avoir un peu plus chaud, ou un peu moins froid. Je reprends espoir. Une autoroute apparaît et je me dis que les 40 derniers kilomètres vont passer comme une lettre à La Poste… Que nenni ! Je me dirige vers un ciel noir et me dis que je vais prendre cher. ET J’AI PRIS CHER !

La pluie qui s’abat à ce moment-là n’a rien à voir avec tout ce que j’avais pu vivre avant. Les rues sont inondées, dans certaines rues les scooters ont de l’eau jusqu’à la moitié des roues, je ne vois presque plus rien. Pas de doute, je suis en pleine mousson. Arrive mon tour de passer dans ces énormes flaques d’eau (de toute façon je n’ai pas d’autre solution). Je suis trempée jusqu’aux os. Il pleut, il pleut, il pleut, j’ai envie de faire pipi, j’ai froid, JE VEUX MA MAMAN !!!

Retour sur Chiang Mai
Retour sur Chiang Mai
Retour sur Chiang Mai

Le déluge continue mais Chiang Mai se rapproche petit à petit. Je passe récupérer mon gros bagage qui est resté à mon dernier hôtel ici (tout va bien, mon sac m’attend), puis direction mon nouvel hôtel (qui se situe juste en face) pour les deux prochaines nuits : Royal Guest House. J’ai hâte de prendre une douche chaude ! On me confie ma clé contre 300B de caution, je me dépêche de trouver ma chambre et, à peine passé le pas de ma porte, j’enlève tous mes vêtements trempés pour filer à la douche… froide (avant que je ne repère le bouton de mise en marche à la sortie de la salle de bains) ! Soit, je suis maintenant propre et sèche et j’enfile des vêtements PROPRES. Le pied.

Royal Guest House, Chiang Mai
Royal Guest House, Chiang Mai
Royal Guest House, Chiang Mai
Royal Guest House, Chiang Mai
Royal Guest House, Chiang Mai

Je file direct au pressing pour déposer un sac d’affaires sales que je récupérerai demain soircontre 90B (2,50€). La pluie a cessé, je retrouve cette sensation de chaleur qui m’avait tant manquée. Je prends titine et vais à la recherche de mon repas…

15h. J’ai trouvé la mamie qui va remplir mon ventre ce « midi ». Aaaaaahhhh ça fait du bien ! 

Ce soir, je pars à la recherche de dim sum (bouchées vapeur). Après avoir fait le tour du quartier, je perds patience et me rabats sur un poulet aux noix de cajou d’un petit boui-boui. Une thaïlandaise demande pour s’assoir à ma table en attendant son plat, j’accepte volontiers. Elle achète des billets que j’ai déjà vus en vente auparavant, j’en profite pour lui demander ce que c’est : il s’agit de la loterie nationale dont le tirage aura lieu le 1er août. Elle me dit qu’elle espère gagner pour pouvoir faire le tour de la Thaïlande… A ce moment-là je me dis que je suis quand même chanceuse.

Chiang Mai
Chiang Mai
Chiang Mai

Avant d’aller me coucher, je voulais manger quelques fruits, mais eux aussi sont introuvables. Je me console avec un Coca Zero bien frais et, après ma 3e douche de la journée (chaude cette fois-ci), je me pose pour préparer mon périple vers les îles du sud…

Dimanche 31/07 : dernier jour à Chiang Mai

7h30 (c’est mon heure maintenant), je me réveille tout doucement. Pas mal de choses à faire aujourd’hui en vue de préparer mon séjour dans les îles.

Tout d’abord, je vais à la gare pour réserver mon trajet retour Chumphon-Bangkok en train de nuit pour ne pas me faire avoir une deuxième fois (j’avais dû prendre le bus d’Ayutthaya à Chiang Mai car il n’y avait plus aucune place) car les trains sont vite complets et j’ai envie de vivre l’expérience (il me semble qu’après cela, j’aurais testé tous les moyens de transport). J’ai bien repéré ce que je veux sur internet hier soir, je passe facilement commande à la dame du guichet. Train de 19h36, le 11 août, seconde classe, no air conditioned, lit du dessus. 400B. Emballé c’est pesé. Je suis au point sur tous mes gros trajets, youpi. Une bonne chose de faite.

C’est libérée que je vais me consacrer à ma deuxième passion et en faire le thème du jour : LA BOUFFE !

Mes deux passions 😉

J’ai repéré plusieurs endroits sur différents blogs hier soir dont Sailomjoy pour le petit-déjeuner. L’endroit est convivial, le service efficace mais pas super sympa. Je choisis le menu avec tout ce que je voulais : mangue sur riz gluant + thé + jus d’orange. Erreur. Du fait que ce soit un menu, le thé est un pauvre sachet Lipton et le jus d’orange industriel. J’aurais dû prendre à la carte pour avoir le super thé thaï et le jus de fruits pressés. Tant pis.

Sailomjoy
Sailomjoy
Sailomjoy
Petit-déjeuner à Sailomjoy : mangue sur riz gluant, thé, jus d’orange

Après cela, je décide d’aller rendre mon scooter pour essayer de négocier la journée d’aujourd’hui (à peine commencée car il n’est que 9h30). Après moultes négociations, le vendeur ne veut rien savoir et veut me facturer deux jours supplémentaires (car j’ai pris le scooter mercredi à 15h). Qu’à cela ne tienne, je repars avec et décide d’en profiter encore un peu.

Je rentre à l’hôtel pour faire les comptes à mi-parcours. Je ne suis pas trop mal mais la partie la plus coûteuse reste à venir dans les îles où il faut prévoir les transferts en bateau et une super méga excursion qui me tient à coeur : le parc national d’Ang Thong (j’ai, pour cette excursion repéré une agence tenue par un Français, que j’ai contacté et qui me répondra quelques heures plus tard qu’il n’était pas sûre de faire l’excursion car avis de tempête… Ce doit être le destin)

Est arrivé le moment de rendre titine à son propriétaire. Je ne l’ai pas ménagée (750 km en 4 jours) mais elle a assuré !

C’est donc à pieds que je pars à la recherche de mon deuxième restaurant du jour. Celui-là propose des spécialités du Nord de la Thaïlande et sa carte originale m’a donné bien envie : Huen Phen. Ça tombe bien, il est au bout de la rue de mon loueur de scooter. Pour la première fois ici, je prends du poisson (parce que y’en a marre du poulet), formidable transition entre la première et la deuxième partie de mon voyage (car après la cure de poulet, je compte bien faire une cure de poisson dans les îles)…

Le service est comme d’habitude efficace et je suis servie en quelques minutes. Mon poisson mariné à la citronnelle est bon quoique un peu sec. Je me suis quand même régalée. Je suis apparemment arrivée à temps, il y a maintenant une queue pas possible pour avoir une table.

Restaurant Huen Phen, Chiang Mai
Restaurant Huen Phen, Chiang Mai
Restaurant Huen Phen, Chiang Mai
Poisson mariné à la citronnelle, restaurant Huen Phen, Chiang Mai
Poisson mariné à la citronnelle, restaurant Huen Phen, Chiang Mai

Je rentre à l’hôtel tester la piscine à laquelle je n’ai pas encore goûtée. Sur le chemin, je croise un taxi rouge qui me fait un grand sourire me voyant me régaler de mon traditionnel melon coupé. Il ne m’en faudra pas plus pour lui demander de m’amener à l’aéroport demain matin. Rendez-vous fixé à 6h30.

Piscine de la Royal Guest House, Chiang Mai

Petit plouf dans la piscine puis je sors me sécher. Le temps se couvre. Je décide de travailler en terrasse. Il y a pire comme bureau 😉

19h. C’est l’heure d’aller chercher mes affaires au pressing. Par précaution, j’avais noté tout ce que j’avais donné, tout y est et ça sent bon ! Je passe à l’hôtel déposer ma lessive en passant par le « quartier rose », toujours aussi glauque :

Chiang Mai

Maintenant, c’est l’heure de… MANGER !

Direction le « Sunday night market », marché de nuit qui, comme son nom l’indique, a lieu tous les dimanches. On y trouve de l’artisanat (vraiment de jolies choses), des masseuses, et des stands de cuisine à en perdre la tête ! Je suis encore frustrée de n’avoir pas eu trois estomacs pour goûter tout ce qui me faisait envie :

Marché de nuit de Chiang Mai

Stands de massage de rue, Chiang Mai

Night Market, Chiang Mai

Si vous avez faim, NE REGARDEZ SURTOUT PAS CETTE VIDÉO :

Petite musique du soir pour faire de beaux rêves :

Demain, départ 6h30 pour l’aéroport, en espérant que mon chauffeur soit au rendez-vous…
> Vol Chiang Mai – Bangkok à 8h25
> Puis Vol Bangkok – Surat Thani à 11h40
> À Surat Thani, je prends un bus qui m’emmène à l’embarcadère pour prendre le bateau vers Koh Samui
> Arrivée prévue vers 17h30

Lundi 1/08 : départ pour Koh Samui

  • 6h : réveil
  • 6h20 : check-out
  • 6h25 : taxi
  • 6h35 : aéroport
  • 6h40 : bagage enregistré

On ne peut pas faire plus efficace !

Passée la sécurité, je craque pour un « chausson aux pommes » et un super thé thaï au lait en attendant l’embarquement :

La petite citation du matin :

« Le café et l’amour sont meilleurs quand ils sont chauds »

Ronald à la mode asiatique :

Le premier puis le second vol s’enchaînent bien.

A l’aéroport de Suratthani, j’achète le billet de ferry repéré la veille après avoir vérifié que les horaires et prix étaient bien ceux-là et me voilà dans un bus aux rideaux rose et blanc bien kitsch direction l’embarcadère, au milieu de touristes poussant des ooooh et des aaaah à chaque bosse ou trou (et Dieu sait qu’il y en a eu en une heure). Pas de doute, je suis passée en mode TOURISTE DE BASE.

J’ai faim !!! (et j’ai encore toutes les images du marché d’hier en tête, ce qui n’arrange rien). Une barre traîne dans le fond de mon sac (celle achetée à l’épicerie dans laquelle je m’étais réfugiée pendant l’averse avant d’arriver à l’hôtel Hot Coffee près de Mae Chaem), ça me fera patienter.

Calée contre la vitre du bus, je ne vois pas grand chose du paysage pour cause de gros dodo… Une heure plus tard, nous voilà à l’embarcadère. Dernière étape avant d’arriver à destination.

15h. On part. Le trajet est superbe. A gauche le fameux archipel d’Ang Thong (celui pour qui je ferais bien péter le budget) et à droite Koh Samui, notre destination.

Ferry direction Koh Samui
Ferry direction Koh Samui
Ferry direction Koh Samui
Ferry direction Koh Samui
Ferry direction Koh Samui
Arrivée à Koh Samui

16h30. A moi la plage et les cocotiers !!!

Ou presque.

Je cherche un taxi/bus pour aller à ma nouvelle maison. Et pas question qu’on m’arnaque, j’ai lu que c’était 30B… On m’annonce 100B… puis 80B ! A 30B, on me dit qu’il faut que je marche (lol) C’est ce que je fais… Je marche… Je marche… Mais cette fois-ci pas d’autres bus à l’horizon et l’hôtel est à environ 15km, ce n’est pas faisable à pieds. Je m’arrête dans un petit bar-restaurant pour demander conseil. La femme guette pour moi le bus qu’il faut que je prenne. Il arrive. Tarif : 80B. Voilà voilà.

17h30. Enfin arrivée au Moonhut, mon hôtel pour les deux prochaines nuits, l’endroit me fait oublier que je me suis levée à 6h, que j’ai pris 1 taxi, 2 avions, 1 bateau et re 1 taxi pour venir ici. Je troque rapidos mes baskets contre mes tongs et je pars sur la plage pour MANGER.

Moonhut, Koh Samui
Moonhut, Koh Samui
Moonhut, Koh Samui
Moonhut, Koh Samui

J’ai la chance d’arriver pile poil au moment d’un joli coucher de soleil bien que nous ne soyons pas parfaitement situés pour en profiter pleinement. La plage est jolie et tranquille, il me tarde d’en profiter demain.

Plage devant Moonhut, Koh Samui
Plage devant Moonhut, Koh Samui

Je m’éloigne finalement un peu de la plage pour trouver un boui-boui et je pense que celui que j’ai trouvé ce soir va me revoir ! L’accueil était aux petits soins et mon assiette délicieuse. Je suis passée en mode poisson, toujours avec du riz rassurez-vous (et avec la plâtrée que la mamie m’a servie, je ne suis pas prête d’aller aux toilettes !)

Je rentre tranquillement le ventre (enfin) bien plein, pressée d’être demain pour la suite des aventures de Martine à la plage…

Moonhut, Koh Samui
Moonhut, Koh Samui

Mardi 2/08 : Koh Samui, 1er jour

Ce matin, petit-déjeuner de champion (bah oui, fallait bien ça pour affronter mes 10h de bronzette sur la plage 😜) : ça y est, après 15 jours passés ici, je suis prête : je vais manger de la viande au petit-déjeuner ! Pour franchir ce cap, il me fallait une valeur sûre. Alors je retourne dans mon boui-boui d’hier soir. La vendeuse/cuisto (la fille de la dame d’hier ?) me montre sa seule marmite du matin : soupe de riz au porc. Va pour ça. Beaucoup de locaux viennent chercher leur part à emporter : dans le fond d’un sachet, elle met toutes les herbes et épices, puis la soupe, puis termine par un oeuf. C’est donc ça que je vois dans toutes les mains des thaïs le matin ! Elle m’amène mon assiette de riz très cuit (toujours bien remplie), agrémentée de coriandre, gingembre, d’un oeuf, et plein de bonnes choses. Je me suis vraiment régalée. Bref, j’ai mangé une soupe à 8h30 du mat’. Je finis (quand même, faut pas déconner hein) par un ananas coupé, delicieux, acheté un peu plus tôt, et mon traditionnel thé thaï. Je profite de la gentillesse de la fille pour lui demander la recette et me montrer comment elle s’y prend… Sur ma lancée, j’achète tous les ingrédients au 7-eleven du coin pour en refaire une fois rentrée en France.

Petit-déjeuner à la thaïlandaise : soupe de riz au porc
Thé thaï
Recette du thé thaï : lait concentré, thé, lait entier

Maintenant, je passe aux choses sérieuses. La plage m’attend.

😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎😎

Ma meilleure idée a été de garder le coussin distribué dans l’avion à l’aller. Une vraie petite princesse sur son transat !

Plage devant Moonhut, Koh Samui
Plage devant Moonhut, Koh Samui

J’ai la plage pour moi toute seule. Un seul couple me rejoindra dans la journée, journée qui se résuma à un plouf dans la mer, bronzage face A, un pipi (euh, pardon, un plouf) dans la mer, bronzage face B, plouf, face A, plouf, face B… Je pense que Juju me comprendra 😜

16h. Trop de procrastination. Le temps s’est un peu couvert, il fait moins chaud, je me décide à aller courir vers le nord, il y a apparemment un big bouddha à voir à 8km, on verra bien… Je confie mes clés à l’hôtel, je branche la musique et let’s gooooooo. Je commence sur la plage, je me sens plutôt bien, bien que le sable rendent mes foulées « un peu » plus lourdes, je kiffffe ! Le cadre est idyllique. Arrivée tout au Nord de l’île, la plage s’arrête. Seule solution : traverser l’hôtel W. Et, à défaut d’avoir rencontré Buddha, j’ai traversé un des plus chers hôtel de l’île (cette fois-ci je n’ai pas fait exprès). Un petit sourire aux vigils et ça passe. De toute façon, tous les accès à la plage sont investis par des hôtels, alors autant en choisir un beau pour rattraper un bout de route.

Camille, prête pour un petit footing !
Plage de Koh Samui
Ça grimpe !

Si vous voulez vous faire plaisir un jour (à partir de 581€ la nuit) : c’est ici

Après 40min, retour à l’hôtel en rattrapant un petit bout de plage et baignade récupératrice au coucher de soleil. Elle est pas belle la vie ?! 😉
Ce soir, je retourne à mon QG car j’ai repéré un poisson grillé qui me donne bien envie. Et après, je vais savourer ma première bière ici. Je répète : MA PREMIÈRE BIÈRE ! (je l’ai bien méritée, non ?!)

Mercredi 3/08 : Koh Samui, 2e jour

Aujourd’hui, je dois changer d’hôtel car le mien est plein ce soir (et puis j’aime bien découvrir de nouveaux endroits).

Avant cela, petit-déjeuner ! Comme d’habitude, je pars à la recherche de choses plutôt sucrées, avec pas mal de difficultés… Je rentre finalement dans un petit boui-boui qui m’inspire. Comme dans beaucoup d’endroits, il faut soulever le couvercle des marmites pour voir le menu. Tout m’a l’air très bon mais… pas pour le petit-déjeuner cette fois-ci. À côté des marmites, il y a de petits ballotins entourés d’une feuille de bananier, cela m’intrigue. C’est confirmé, c’est du sucré, banco. J’ajoute à ma commande une barquette d’autres petites choses sucrées et un thé thaï glacé et je m’installe. Hummmmm je ne regrette pas mon choix ! Les « gâteaux » sont une sorte de moshi gluant fourré d’une mixture à la noix de coco un peu caramélisée, miam miam, je me régale. Après ça, je reviens par la plage en guise de digestion.

Maintenant, il est temps de replier bagages et de rejoindre l’hôtel du jour, à 1km d’ici : Beachway. Je l’ai choisi car il a l’air tout mignon et que le gérant est un Français. J’ai besoin de lui poser quelques questions concernant mon excursion de deux jours au parc national d’Ang Thong.

Arrivée sur place, je m’installe. La chambre est jolie, la décoration de l’hôtel et du restaurant attenant est style maison du bord de mer avec une forte touche de béton ciré. Ça me plaît.

Beachway, Koh Samui
Beachway, Koh Samui
Beachway, Koh Samui
Beachway, Koh Samui
« La plage soigne tout »

Après avoir eu quelques éléments de réponse à mes questions, je pars me balader. Je loue un scooter tout pourri négocié à 100B la demi-journée (2,60€) et direction le sud. J’y ai repéré un resto de poisson… Et je n’ai pas été déçue ! L’endroit est magique. Bien qu’accessible par la route, il donne sur la plage. Je mange donc un délicieux poisson grillé, les pieds dans le sable, avec une vue extraordinaire.

Changement de direction pour aller voir un petit village de pêcheurs (qui ressemble maintenant plus à un village de touristes qu’à un village de pêcheurs) vers le nord, à Bo Phut. L’endroit est sympa, je n’entends parler que français, mais la vue est encore top. Je m’arrête dans une agence qui propose mon excursion de demain/après-demain (4 et 5 août) à un prix défiant toute concurrence. Je réserve ! J’en profite aussi pour réserver mon trajet en ferry de Koh Samui à Koh Tao (6 août), comme ça je suis tranquille.

Village de Bo Phut, Koh Samui
Village de Bo Phut, Koh Samui
Village de Bo Phut, Koh Samui

Retour sur Mae Nam pour rendre le scooter et me balader autour de l’hôtel. Un bar sur la plage (encore géré par un Français) me donne envie de m’affaler sur ses transats et de boire une petite bière. Une petit Chang installée devant les îles que je vais visiter demain, poseyyyyy comme disent les jeunes 😉

Je termine ma journée par des petits calamars frits juste en face de mon hôtel puis dodo. Demain départ 7h45 pour une journée de snorkelling, entre autres.

Jeudi 4/08 : Ang Thong, 1er jour

7h. J’ai déjà ouvert l’oeil plusieurs fois, mais là, c’est l’heure. Je trie les affaires que j’emporte sur Ang Thong (le strict minimum pour 2 jours et qui ne craint pas trop l’eau) et laisse mon gros sac à l’hôtel, que je retrouverai pour une nuit à mon retour (la veille de mon départ à Koh Tao, mais là je sens que je vous ai perdus…)

7h50. Comme convenu, un minibus vient me chercher devant l’hôtel. Je suis la dernière à monter, cela veut aussi dire que je suis celle qui a le plus dormi 😉

Quelques minutes plus tard, nous arrivons à l’embarcadère de Nathon. Je fais la queue comme tout le monde, je colle un petit autocollant sur mon t-shirt comme tout le monde, je mets mon gilet de sauvetage comme tout le monde, j’écoute le speech du guide/animateur comme tout le monde. Bref, aujourd’hui va être la journée où je vais tout faire comme tout le monde, ou presque.

Sur le bateau direction Ang Thong

Confortablement installée sur mon petit matelas au 1er étage sur le pont, j’apprécie mon petit-déjeuner puis arrive l’heure du départ. Une dizaine de minutes passent puis il se met à pleuvoir légèrement. On nous demande donc de descendre et je me retrouve dans un bateau rempli de touristes avec leur gilet de sauvetage orange fluo (dont moi), à côté d’une Chinoise sachet à la main, prête à dégobiller…

Vivement qu’on me redonne ma liberté !

Le fait de rester une nuit dans le parc national implique toute une organisation : aujourd’hui, je réalise les activités avec le groupe jusqu’à midi, et demain, je rejoindrai un autre groupe l’après-midi. Mais entre les deux, je suis freeeeeee !

Le temps est vraiment couvert, j’espère que ça va s’améliorer et qu’on pourra profiter des paysages idylliques comme sur les photos… 

1er arrêt : l’île de Ko Mae Ko au centre de laquelle se trouve un grand lac (lac d’émeraude) très vert, dans lequel aucun humain (corps impur) ne peut pénétrer (ni toucher l’eau, et encore moins se baigner). Pour l’admirer, et aussi toutes les îles alentours, on a dû grimper des escaliers hyper raides mais la vue en valait la peine : 

Île de Ko Mae Ko, Ang Thong
Île de Ko Mae Ko, Ang Thong
Île de Ko Mae Ko, Ang Thong
Île de Ko Mae Ko, Ang Thong
Île de Ko Mae Ko, Ang Thong

De retour sur le bateau, c’est l’heure de manger. Comme à la cantine, il faut prendre un plateau, faire la queue et se faire servir par un monsieur. Mais le repas était très bon. 

Île de Ko Mae Ko, Ang Thong

Après cela, direction l’île principale, Ko Wua Talap, là où je vais dormir, là aussi où je vais retrouver ma liberté. A l’arrivée, ça se complique. La personne au check-in m’explique que le lien n’est pas fait entre les réservations par internet et celles par téléphone, et que, du coup, ma réservation n’est pas assurée puisque je n’ai pas pu payer en ligne. Je dois revenir dans 30min pour le verdict…

Île Ko Wua Talap, Ang Thong

30 minutes plus tard, ouf, on m’amène jusqu’à mon bungalow. Je ne m’attendais pas à autant de confort. Seul point à signaler : l’électricité ne fonctionne que de 18h à 23h. Mais sincèrement, ce n’est pas un problème.

Il y a eu deux temps sur l’île : avant 15h où trois énormes bateaux et plusieurs speedboats ont débarqué environ 400 touristes, et après 15h, quand ils sont tous repartis. Nous n’étions plus que… 7 ! Le calme absolu. Robinson Crusoe sur son île. Les singes sont alors apparus :

Île Ko Wua Talap, Ang Thong

Avant 15h :

Île Ko Wua Talap, Ang Thong

Après 15h :

Île Ko Wua Talap, Ang Thong

En fin d’après-midi, ce fut un retour aux sources forcé mais bénéfique : pas de réseau, pas d’ordinateur… Et bientôt plus d’électricité ! Je profite du paysage sublime et désert, je fais quelques photos, je prends mon temps. 

Île Ko Wua Talap, Ang Thong
Île Ko Wua Talap, Ang Thong
Île Ko Wua Talap, Ang Thong
Île Ko Wua Talap, Ang Thong
Île Ko Wua Talap, Ang Thong
Île Ko Wua Talap, Ang Thong
Camille, au calme sur l’île Ko Wua Talap, Ang Thong
Camille, au calme sur l’île Ko Wua Talap, Ang Thong

En rentrant de la plage, j’entends quelques cris et je comprends qu’il y a des joueurs de takraw derrière mon bungalow. Je vais donc les regarder un peu, mais ça joue beaucoup moins bien que ceux que j’avais vus à Bangkok : 

Balle de takraw

Ce soir, pas de débat possible sur le restaurant, il n’y en a qu’un. 

Je me couche tôt et demain, je voudrais aller au sommet de l’île (500m / environ 1h20 A/R pour y accéder) voir le lever du soleil. Puis petit déjeuner avant de louer un kayak en autonomie pour faire le tour de quelques îles avant l’arrivée des fauves… 

Vendredi 5/08 : Ang Thong, 2e jour

Gros programme ce matin. Objectif : profiter des sublimes paysages avant l’arrivée de tous les ferrys.

6h30. J’attaque la montée jusqu’au sommet de l’île. Le départ se situe juste au pied de mon bungalow. Cela commence par quelques escaliers de pierres qui deviennent de plus en plus raides puis le dernier tronçon consiste à escalader de gros rochers de calcaires à l’aide de cordes. C’est un peu dur de bon matin…

Montée au sommet de Ko Wua Talap, Ang Thong
Montée au sommet de Ko Wua Talap, Ang Thong
Montée au sommet de Ko Wua Talap, Ang Thong

Mon effort a été récompensé : le soleil commence à percer et illumine les 42 îles d’Ang Thong, c’est sublime. En plus, je suis seule sur le toit du monde, l’instant est magique.

Maintenant, il va falloir redescendre et c’est loin d’être la partie la plus simple car il s’agit quasiment de rappel à l’aide de la corde (finalement, je descendrais tout doucement sur les fesses…)

Vue au sommet de Ko Wua Talap, Ang Thong
Petits yeux du matin pour Camille au sommet de Ko Wua Talap, Ang Thong
Vue au sommet de Ko Wua Talap, Ang Thong
Vue au sommet de Ko Wua Talap, Ang Thong
Vue au sommet de Ko Wua Talap, Ang Thong
Île de Ko Wua Talap, Ang Thong

Après ce petit exercice du matin, je m’octroie un petit bain sur la plage que j’ai privatisée pour l’occasion :

Plage de Ko Wua Talap, parc national d’Ang Thong
Plage de Ko Wua Talap, parc national d’Ang Thong

7h30. L’heure du petit-déjeuner a sonné et celui-là, je l’ai bien mérité. Un gros pancake avec des morceaux d’ananas me redonnent des forces avant d’attaquer le canoë. 

8h. Le garde est un peu réticent à me laisser partir seule en canoë car il y a un passage bien venteux… Il me laisse finalement partir car apparemment un couple a prévu de faire le même parcours que moi (couple que je ne croiserai jamais). 

Sortie canoë dans les îles d’Ang Thong

En effet, j’arrive au passage chaud, le vent arrive de côté et risque de renverser le canoë. Je décide de rebrousser chemin… Et puis non, je n’abandonne pas. Je pagaie aussi vite et aussi fort que je peux, je prends les vagues de face. Ça passe.

Ensuite, le paysage est sublime, les îles sont désertes, les formations calcaires vues de près sont impressionnantes, je kiffffe ! Je m’arrête sur une plage qui me plaît bien pour profiter du moment.

Sortie canoë dans les îles d’Ang Thong
Le pied cette sortie en canoë dans les îles d’Ang Thong !
Sortie canoë dans les îles d’Ang Thong
Sortie canoë dans les îles d’Ang Thong
Sortie canoë dans les îles d’Ang Thong
Petit stop snorkelling dans les îles d’Ang Thong
Petit stop snorkelling dans les îles d’Ang Thong
Au top ce masque de Decathlon !
Sortie canoë dans les îles d’Ang Thong
Sortie canoë dans les îles d’Ang Thong
Sortie canoë dans les îles d’Ang Thong
Sortie canoë dans les îles d’Ang Thong
Sortie canoë dans les îles d’Ang Thong
Sortie canoë dans les îles d’Ang Thong
Sortie canoë dans les îles d’Ang Thong
Sortie canoë dans les îles d’Ang Thong
Sortie canoë dans les îles d’Ang Thong

L’heure tourne, les premiers ferrys débarquent chacun environ 130 personnes, c’est cloques et crampes aux mains que je décide de rentrer sur mon île que je ne reverrai plus jamais aussi calme que ce matin.

12h. Je mange un bout au milieu de tous les touristes puis part profiter de la plage blindée. Je m’incruste sur le terrain de volley où ça joue plutôt bien… Jusqu’à ce que deux poufs demandent pour jouer avec nous (jouer est un grand mot) et rigolent dès que le ballon tombe à leurs pieds. Je retourne donc sur ma serviette (lol)

15h. L’heure du retour.
Un longtail boat nous emmène jusqu’à notre bateau duquel on peut sauter en attendant que tout le monde se fasse rapatrier de la plage. Je saute 3 fois du haut du bateau, je m’amuse comme une petite folle. Je me cale comme à l’aller sur un des matelas et c’est parti pour le bateau-couchette. 

17h30. Après un gros dodo, embarcadère de Nathon. Dernière étape, le minibus jusqu’à l’hôtel. Il faut quand même reconnaître la qualité de l’organisation entre la prise en charge de notre hôtel, le timing des activités, ceux qui ont pris l’option kayak et ceux qui ne l’ont pas prise, ceux qui restent une nuit, le transfert systématique en longtail boat car notre gros bateau ne peut pas accéder à la plage, les repas, etc. Chapeau.

Je retrouve ma chambre pour une dernière nuit ici. Demain départ pour Koh Tao.

Samedi 6/08 : arrivée sur Koh Tao

Un peu avant 7h. Je quitte mon hôtel direction Koh Tao. Ou plutôt l’embarcadère de Maenam dans un premier temps. J’ai pris un peu d’avance sur le timing pour : soit trouver un taxi/bus sur le chemin (il y a environ 2,5km mais je suis chargée), soit faire la route à pieds…

…et j’ai fait la route à pieds.

7h30. Je m’enregistre puis m’installe direct dans le bateau, un catamaran de la compagnie Lomprayah. Tout roule. Un petit thé au gingembre (fort, le gingembre !) et c’est parti pour la dernière étape avant Bangkok : l’île de Koh Tao.

Ferry direction Koh Tao

9h30. Débarquement folklorique à l’embarcadère de Mae Haad. Des dizaines de chauffeurs brandissent des pancartes au nom de chaque hôtel de l’île. Moi je dois trouver un taxi pour m’amener au mien. Je me fraye un chemin jusqu’à la sortie, arrive dans une étroite rue que doivent se partager ceux qui font la queue pour acheter un billet de bateau, les piétons et les scooters. L’ambiance me plaît beaucoup, c’est de bonne augure puisque je vais passer 5 jours ici.

Arrivée à Koh Tao

Après avoir failli commander un thé thaï puis failli commander une crêpe banane/chocolat (il y avait la queue et ils ne m’inspiraient pas), c’est finalement le ventre vide que je négocie mon taxi 300B au lieu de 500B.
Comme discuté avec le chauffeur au moment de la négociation, en effet, la route est raide et en très mauvais état (moi qui voulais louer un scooter, c’est impraticable…).

Il me dépose à un hôtel, je trouve difficilement la réception, qui m’apprend que ce n’est pas ici mais à côté, à 1 min par la plage (ici c’est tao thong 1 et moi je cherche tao thong 2). Sur la plage, je ne trouve pas l’accès. Une Française m’indique le chemin de son balcon. 5 minutes plus tard, en longeant un petit chemin surplombant la mer, m’y voici.

Plage Tao Thong 2

L’endroit est au calme.
Je me pose et prend mon petit-déjeuner avant que l’on m’installe dans mon bungalow.

Le confort est sommaire mais la terrasse et son hamac face à la mer sont au top.

Ni une ni deux, je file sur la petite plage avec mon super masque et pars à la rencontre des poissons : des bleu fluo, des bleu/vert, des jaunes, des oranges, des rayés, des multicolores, j’en ai pris plein les yeux !

La vidéo n’est pas terrible, j’essaierai de faire mieux demain 😉

Un petit thé glacé à la citronnelle et une salade de papaye au coucher de soleil et au lit :

Dîner sur la terrasse de Tao Thong 2
Salade de papaye
Plage de Tao Thong 2

Dimanche 7/08 : Koh Tao

5h30. Un animal est en train de marcher sur mon toit et j’ai l’impression qu’il attaque le bois de la toiture… Je vérifie quand même qu’il n’est pas dans mon bungalow et tente (en vain) de me rendormir.

7h. Je me lève et pars finir ma nuit dans le hamac sur la terrasse.

Puis je décide d’aller sur la plage d’à côté (Chalok) pour prendre mon petit-déjeuner et louer un scooter.

Je suis un petit chemin puis tente de me frayer un passage dans la jungle, jusqu’à ne plus pouvoir avancer. Je passe donc entre les rochers, en tongs, pour enfin rattraper un chemin de béton surplombant la plage de Chalok.

Plage de Chalok
Plage de Chalok
Plage de Chalok
Plage de Chalok

Sur la route, qu’est-ce que j’aperçois ?! Une boulangerie ! Je craque pour un pain au chocolat que j’apprécie +++

La ville se réveille petit à petit, je pars à la recherche d’un scooter mais j’ai laissé mon passeport (caution) à l’hôtel. Je ne suis vraiment pas motivée pour faire le chemin en sens inverse. Je tente donc la négociation de laisser mon sac à dos le temps d’aller chercher mon passeport en scooter. J’essuie trois refus mais le quatrième loueur est le bon. Me voilà donc partie à Tao Thong villa 2 par l’unique route  possible, en mode motocross avec mon scooter, pour aller récupérer mon passeport.

Cette fois-ci tout est en ordre, je pars donc me balader dans le nord de l’île (a priori, c’est la seule route praticable). Arrêt à Sairee, une petite ville bien sympa, blindée d’organisateurs de plongées (l’île de Ko Tao est très réputée pour ça) et de restaurants. L’ambiance est cool et la plage superbe : 

Plage de Sairee

Plage de Sairee
Plage de Sairee
Plage de Sairee
« Attention aux chutes de noix de coco ! »

Arrive l’heure du déjeuner. J’ai repéré un resto de poisson vers Mae Haad (embarcadère). Je suis toute seule dans le resto, au bord de la plage :

Embarcadère Mae Haad

Pour le dessert, je goûte un fruit dont je ne connais pas le nom, une sorte de poire moins sucrée :

Erreur. J’ai passé l’heure suivante aux toilettes. Je vous passe les détails, mais mon sauveur du jour s’appelle Diaretyl.

Après une pause récupératrice dans mon hamac, bercée par le bruit des vagues, je vais faire un tour à la plage avec mon masque. Il y a tellement de vagues que j’en perds mon maillot de bain et tiens difficilement sur mes jambes (heureusement que le ridicule ne tue pas). Du coup, il y a aussi beaucoup moins de visibilité qu’hier sous l’eau. Mais bon, ce petit bain m’a fait du bien, c’est parti pour une bonne sieste…

18h30. Après une bonne douche, je mange un bout au coucher du soleil puis me fais un petit film tranquille dans ma case.

Demain, j’ai réservé un cours privé de boxe thai à 11h puis découverte de l’île en motocross… euh en scooter… A suivre 🙂

Salle de boxe : Island Muay Thaï
Salle de boxe : Island Muay Thaï

Lundi 8/08 : Koh Tao

7h, hop hop hop, réveillée par le bruit des vagues, je pars prendre mon thé au restaurant de l’hôtel et, par la même occasion, checker mes messages avant de partir (je n’ai pas de wifi dans mon bungalow).

Je pars petit-déjeuner sur Sairee (côte ouest), juste à côté de la salle de boxe où je vais prendre un cours de boxe thaï à 11h. Au menu ce matin :
– Jus de mangue méga coupé à l’eau sur un stand
– Riz gluant à la banane et à la noix de coco concocté par mamie sur un autre stand (lui, délicieux)

Je finis tout ça sur la plage en attendant l’heure du rendez-vous avec mon prof (particulier, s’il vous plaît).

Plage de Sairee
Plage de Sairee
Plage de Sairee
Plage de Sairee
Plage de Sairee
Plage de Sairee

Un peu avant 11h, je fais le plein d’eau pour l’entraînement… et j’ai bien fait ! Une fois les présentations faites, « Samad » me donne 5 minutes de corde à sauter à faire en guise d’échauffement. Et pas question de s’arrêter, il veille au grain ! (Et 5 minutes de corde à sauter, c’est looooooooonnnnnnnnnggggggg). Déjà bien dégoulinante, on rentre dans le vif du sujet : mouvements de jambes devant, derrière et sur les côtés, coups de poing (direct, crochet, uppercut), coups de genou, coups de coude, coups de pied. On passe en revue tous les coups, puis on les enchaîne plusieurs fois. Il se déplace, je le suis, il me dit quel coup utiliser et me corrige sérieusement, ça ne rigole pas. Je me défoule comme ça pendant une heure puis l’heure des étirements est arrivée. Ah non… Séance d’abdos ! Bon ça va, on finira ensuite par un petit massage express, ro-yal ! J’ai vraiment passé un moment super sympa !

C’est parti pour le cours particulier de boxe pour Camille !

Maintenant, on passe aux choses sérieuses : c’est l’heure du déjeuner. Hier, j’ai repéré une petite mamie dont le boui-boui est juste à côté de la salle. Je me pose sur l’une de ses deux uniques tables et commande un curry de poisson. Miam miam.

D’un seul coup, il se met à pleuvoir, mon plan d’aller sur la côte est tombe à l’eau (ah ah ah). Je me rabats sur une plage plus proche mais plus accessible mais elle est privée donc payante (Jan Som bay, 200B).

Jan Som bay
Jan Som bay
Jan Som bay

J’en profite juste pour faire pipi à la réception de l’hôtel puis rejoins une autre plage. Celle-ci est aussi payante (Aow Leuk bay, 100B) mais à ce prix-là, on a un transat, une boisson incluse et le wifi. C’est aussi accessoirement un super spot de snorkeling, les poissons nous attendent dès l’entrée de l’eau, à 1 mètre du bord. Je vais faire un petit tour vers les rochers et là, un vrai aquarium !

Aow Leuk bay
Aow Leuk bay

Re-averse. Tout le monde se réfugie au bar quelques minutes en attendant que la pluie s’arrête. On se réinstalle sur nos transats. Re-averse. Cette fois-ci une bien comme il faut. J’attends que ça cesse et décide de rejoindre mon hôtel en espérant que la route qui y mène ne soit trop boueuse et donc infranchissable en scooter…

Aow Leuk bay
Orage sur Aow Leuk bay

16h. Retour à ma case, tranquillement. Une bonne douche pour me réchauffer. Ah ben non (il n’y a pas d’eau chaude donc l’eau est à température ambiante, c’est-à-dire froide après cette longue averse). Je me lave les cheveux, me savonne et là… J’ai beau ouvrir le robinet à fond, il n’y a plus d’eau ! J’attends un peu, envisage de me servir dans le réservoir de la « chasse d’eau » (un énorme bidon avec une bassine dedans) puis, miracle, avant cette solution ultime, l’eau est revenue. Eh oui, l’eau n’est pas illimitée partout. A bon entendeur 😉

Un petit poulet aux noix de cajou là-dessus, un film et dodo !

Mardi 9/08 : Koh Tao

« L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt ».
Et c’est particulièrement vrai ici. Cela fait deux jours que le temps se couvre vers 13h, donc ce matin, je suis au taquet.

8h. Mon thé avalé, je prends quelques douceurs sur la route et direction Hin Wong Bay, une plage à l’est que je n’ai pas encore faite.

Comme quasiment toutes les plages ici, celle-ci est difficile d’accès, mais je commence à maîtriser mon scooter cross. Je me gare puis passe par le restaurant pour commander un jus de mangue (qui ne sera malheureusement pas meilleur qu’hier 🙁 ) J’accède ensuite à la plage contre 50B (boisson incluse) que je donne à une femme un peu grognon.

Hin Wong Bay
Hin Wong Bay
Hin Wong Bay

Je profite de la plage déserte pour apprécier mon petit-déjeuner au calme.

Hin Wong Bay

Le soleil est radieux, une fois sous l’eau les rayons de soleil se reflètent sur le corail, il y a plein de poissons, c’est magnifique :

12h30. La plage est envahie de touristes qui braillent, c’est le bon moment pour aller manger. Sur la route, je retrouve ma mamie d’hier qui me concocte un riz sauté aux fruits de mer un peu trop poivré mais pour 2€, on ne va pas chipoter.

13h30. Direction shark bay, une plage du sud. Comme son nom l’indique, on peut y apercevoir des requins (des gentils, hein). A suivre… ou pas. Le temps s’est couvert en quelques minutes, le scénario d’hier se répète : je me réfugie dans un bar, j’attends que la pluie cesse, et je rentre à ma case.

Shark bay

Je prends quelques victuailles sur la route, histoire de me réconforter :

J’en profite pour faire la liste des choses que je veux voir à Bangkok, mon dernier point de chute.

17h. La pluie a cessé, le temps est dégagé, je pars en ville pour acheter mon billet de bateau et dîner.

Embarcadère Mae Haad

Mercredi 10/08 : Koh Tao

Dernier jour à Koh Tao aujourd’hui (départ demain 14h30).

Ce matin, je prends mon scooter sans vraiment de plan précis. Le temps est couvert mais le soleil est là, bien que caché.

Je m’arrête à chaque petit stand qui me plaît sur la route et me concocte un petit-déjeuner de tout ce que j’aime : chausson sucré, riz gluant, bouchées à la noix de coco dans une feuille de bananier (il faudra que je cherche les noms précis de ces trucs).

J’emporte le tout jusqu’à la pointe nord de l’île, au Dusit Buncha resort, hôtel d’où j’ai une vue imprenable sur l’île de Nang Yuan (3 îles reliées entre elles par des bancs de sable). J’aimerais y aller (en taxi boat) quand le temps se sera découvert, mais pour l’instant ce n’est pas le cas.

Vue sur l’île de Nang Yuan du Dusit Buncha resort

Mon petit-déjeuner avalé, je me pose au wind beach bakery pour déguster un thé thaï délicieux sur la plage, calée sur des coussins triangulaires (typiques en Thaïlande) :

Wind beach bakery
Thé thaï au Wind beach bakery

Puis ma tournée des plages commence par Freedom beach. L’eau est transparente (comme partout sur cette île d’ailleurs), le soleil pointe difficilement le bout de son nez mais j’arrive quand même à prendre un coup de soleil.

Freedom beach
Freedom beach

Je vais ensuite voir ce qu’il se passe de l’autre côté par un petit chemin au-dessus de la mer :

Freedom beach
Freedom beach
Freedom beach
Freedom beach
Freedom beach

13h30. Mon estomac commence à crier famine. Je descends sur Chalok pour déjeuner au Koppee, un endroit vraiment sympa, de l’assiette au décor en passant par un service détendu et attentionné. Je me cale au bord de la piscine avec un pad thaï et un thé glacé maison, avec la plage en arrière-plan :

Terrasse du Koppee à Chalok
Thé glacé sur la terrasse du Koppee à Chalok
Thé glacé sur la terrasse du Koppee à Chalok

Pour éliminer tout ça, je retourne vers Freedom beach mais prends cette fois-ci le chemin de terre qui mène au point de vue de John Suwan. Quelques minutes après mon ascension, c’est une vue impressionnante qui se dévoile en contrebas : assise sur un rocher, je peux admirer deux baies à la fois : Chalok bay et Shark bay. C’est superbe. Je suis montée en tongs mais je redescendrais en baskets car ça descends raide et ça glisse.

Point de vue de John Suwan : Chalok bay et Shark bay

En redescendant, je passe par Shark bay, là où je m’étais pris l’averse hier. C’est maintenant le moment d’aller y faire un petit plongeon. Je me gare, descends à pieds par le restaurant, passe par les rochers et en deux temps trois mouvements, je suis à l’eau. Je ne me lasse pas de suivre et de regarder tous ces poissons. Je nage vers les rochers puisque c’est là où ils sont les plus nombreux quand, tout à coup, je tombe nez à nez avec… un requin ! En même temps, je l’ai cherché (shark bay, quoi). Il m’esquive (ou moi je ne sais pas trop). Je peux sortir de l’eau satisfaite. J’AI NAGÉ AVEC UN REQUIN.

Shark bay
Shark bay
Shark bay

16h. A quelle plage pourrais-je bien aller ? Chalok est en bas de la route de Shark bay et juste à côté de mon bungalow, je me prends un Coca au 7 eleven et je me pose sur une balançoire les pieds dans l’eau. J’apprécie le lieu et le moment.

Plage de Chalok

17h. L’heure du goûter. J’ai entendu parler d’un stand de crêpes, ally the pancake man. Je me fais un petit plaisir : banane/nutella, que je déguste sur la plage de Mae Haad, proche de l’embarcadère. Effectivement, une tuerie.

Ally the pancake man
Ally the pancake man
Plage de Mae Haad

18h30. Je profite de ma dernière soirée ici. Le soleil commence à se coucher derrière les bateaux du port. Encore une fois, le paysage est superbe. Je fête ça avec une petite Chang, le temps de voir le soleil disparaître pour aujourd’hui.

Embarcadère de Mae Haad
Embarcadère de Mae Haad
Embarcadère de Mae Haad
Embarcadère de Mae Haad

Puis, il est l’heure de remonter à Tao Thong Villa 2 car vu l’état de la route (ou plutôt du chemin) pour y accéder, je n’ai pas trop envie de conduire de nuit. Les dernières lumières du jour sont belles. Je rentre ravie de ma journée, avec un grand sourire de bonheur.

Demain, départ en bateau pour Chumphon à 14h30 dans un premier temps. Puis train de nuit pour Bangkok à 19h30.

> Arrivée prévue à l’hôtel (Suk 11) vers 6h vendredi…

Jeudi 11/08 : Koh Tao > Chumphon > Bangkok

C’est le jour du départ vers la capitale, mon ultime point de chute. Je libère mon bungalow, prends tranquillement mon dernier petit-déjeuner à Tao Thong villa 2 et règle ma note de ces 5 derniers jours.

Puis, chargée comme un bourricot, je vais rendre mon scooter à Chalok (titine peine un peu dans les montées, mais ça passe). De là, il me sera plus simple de trouver un taxi car c’est la route principale (pas de côte impossible à grimper ni de chemin de terre plein de trous et de bosses à passer).
Effectivement, le taxi affiche 100B (contre 300B négociés jusqu’à Tao Thong villa 2 à l’aller) mais pour un minimum de 3 personnes… J’attends donc quelques minutes que quelqu’un daigne vouloir se diriger vers l’embarcadère… Il n’y a pas foule. Finalement, c’est le tatoueur du coin qui m’emmènera en scooter contre 100B. Plutôt une bonne opération.

Arrivée à Mae Haad, je prends mon dernier bain de soleil et vais dire au revoir à mes copains les poissons. Je suis plutôt pas mal tombée, il y a une douche dans l’hôtel face auquel je suis placée. J’en profite donc pour me rincer et me changer discrètement avant le grand voyage.

Dernier plouf sur la plage de Mae Haad

Je dépose mon gros sac à l’embarcadère pour aller manger plus légère. J’avais repéré un petit boui-boui et il s’avérera un des meilleurs rapports qualité/prix de l’île que j’aie dégoté (sawadee). Poulpe aux noix de cajou au menu, sourire inclus, pour un peu moins de 2€. Une super adresse. En dessert, je ne résiste pas à une dernière crêpe banane/Nutella avant de quitter l’île.
Ensuite, je me pose tranquillement à l’embarcadère en attendant l’heure du check-in, avec mon thé glacé citron et mon guide sur Bangkok.

14h. Je m’enregistre auprès d’une femme pas super agréable qui me demande où je vais une fois arrivée à Chumphon pour me coller l’autocollant approprié. J’espère qu’elle a bien compris que j’avais besoin d’un bus pour m’amener du port à la gare…

14h30. Un bateau arrive mais on comprend avec du mal que ce n’est pas le nôtre. 15h. En voilà un autre. Ça semble être celui-ci. Le temps de faire descendre tout le monde et d’embarquer, on part à 15h30, soit avec une heure de retard. Mon temps de transit se réduit.

Oulala mais ça tangue grave, là. Plus que 3h de route, ou plutôt de mer. Je sens que je vais avoir la nausée…

Et bien même pas ! J’ai même adoré ce voyage ! Je me suis allongée sur le devant du bateau, la musique dans les oreilles, bercée par les vagues et caressée par un petit vent chaud. Bon on s’est pris une tempête à l’arrivée au port, mais le plus gros était fait. Ou pas. Au moment de débarquer, c’est le déluge ! Le temps de recupérer mon gros sac sous une grande bâche et je suis trempée jusqu’aux os et les baskets pleines d’eau. La clim’ à fond dans le bus, je n’ai plus qu’à prier qu’on arrive à temps à la gare puisqu’il est 19h, qu’on a 30min de route et que mon train est à 19h36… (et qu’accessoirement je n’ai pas mangé)

Ferry direction Chumphon
Ferry direction Chumphon
Ferry direction Chumphon
Ferry direction Chumphon

19h20. Tout va bien, on y est. Je fais un rapide tour des stands à la sortie de la gare mais rien ne me tente ou nécessite un temps de préparation/cuisson que je ne peux pas me permettre d’attendre. Tant pis, je vais sur le quai. Ouf, il y a quelques stands qui vont me sauver la vie : soupe de riz avec une viande non identifiée et gâteau à la banane maison. Je m’en sors plutôt pas mal.

19h45. Le train arrive. Je monte dans ma voiture. L’installation dans ma couchette est folklorique, entre recherche des numéros de place avec d’autres touristes espagnols, tri de mes affaires trempées (et donc pêche aux affaires sèches au fond de mon gros sac), changement de fringues dans ma cabine d’essayage improvisée, tout ça dans un couloir étroit où il faut aussi laisser passer les vendeurs avec leur plateau de soupes, de boissons et différents en-cas. Ambiance.

Train couchette direction Bangkok
Train couchette direction Bangkok
Train couchette direction Bangkok, trempée !

Finalement, je suis super bien installée, allongée, mon joli rideau « vert hôpital » fermé et au sec ! Le dodo se rapproche…

Vendredi 12/08 : Bangkok

J’ai finalement pas trop mal dormi, réveillée une demi-heure avant Bangkok par le gars chargé de replier tous les lits et de les transformer en banquette. Je me réveille tout doucement. Il est un peu plus de 5h quand on arrive à la gare de Hua Lumphong. Le métro est dans la gare, il vient d’ouvrir, je prends un pass 3 jours histoire d’être tranquille et direction l’arrêt Sukhumvit, à 5 arrêts de là. Je ne peux pas me tromper, il n’y a qu’une ligne et je pars du terminus. Ça en est presque trop simple !

6h. Me voilà à l’hôtel : Suk 11. L’endroit est dans son jus, traditionnel et chaleureux. Le check-in n’ouvre qu’à 8h, alors je pose mon gros sac et pars marcher dans la ville.

Il fait déjà super chaud, et ici pas de piscine ni de plage pour se rafraîchir. Je m’arrête sur les stands qui me plaisent pour petit-déjeuner, tombe sur un marché authentique où je suis la seule touriste, fais un tour au Tesco (équivalent d’Auchan) pour acheter un peu de thé (je reviens avec un an de stock).

Préparation du thé thaï…

Je suis infatigable ce matin, je continue jusqu’à Chinatown pour quelques achats souvenir. L’ambiance est à la préparation de la fête qui va se tenir ce soir en l’honneur de la reine. C’est son anniversaire et la fête des mères par la même occasion. Les odeurs sont soit très agréables (fruits, coriandre, etc.), soit très désagréables (égouts, poisson séché, etc.). A 7h30, c’est parfois dur.

Chinatown
Chinatown
Chinatown
Chinatown
Chinatown
Chinatown
Chinatown
Chinatown

Une fois mon petit tour terminé, je retourne à l’hôtel pour m’installer, trier mes affaires (il ne me reste que 2/3 trucs propres, il va falloir faire avec pour les 4 derniers jours) et prendre une douche que je n’ai pas volée. Pas trop envie de chercher un restaurant ce midi, je mange à l’hôtel (c’est la première fois depuis un mois que je suis déçue par mon plat) :

Suk 11, Bangkok
Suk 11, Bangkok
Suk 11, Bangkok
Suk 11, Bangkok
Suk 11, Bangkok
Suk 11, Bangkok
Suk 11, Bangkok

Dans l’après-midi, je repars vers Banglamphu, le quartier des routards duquel je garde un très bon souvenir de mon passage en 2014. C’est une ambiance très touristique mais ça reste cool, il y a plein de stands de fringues, de bijoux, de souvenirs… Et de massage !

Voilà arrivé le moment tant attendu : le MASSAGE DES PIEDS. Je pense qu’ils ont assez crapahuté pour mériter cette petite heure de soin ! Je m’installe donc sur mon transat et me laisse faire pendant une heure. Bon, c’était plus un massage des jambes que des pieds, mais ça m’a fait du bien quand même…

Quartier de Banglamphu, Bangkok

Sur la route du retour, je surveille l’installation d’un stand sur lequel j’avais acheté une bague la première fois que je suis venue ici en buvant une bière, ravie de le revoir. Le gars se souvenait de moi ! On discute un peu, je regarde bien tous les modèles et négocie pour deux bagues supplémentaires de sa collection.
Je pars dîner, un peu pompette. Je me pose à un stand situé à quelques mètres de là, coincée entre la marmite et les tuk-tuk en bord de route, pour apprécier une soupe de dumplings au porc avec laquelle je me régale. Je me balade un peu dans Banglamphu (j’aime définitivement beaucoup ce quartier) quand, tout à coup, un feu d’artifice retentit. Je n’arrive pas trop à distinguer d’où il vient et, le temps de le trouver, c’était le bouquet final. Je me dirige ensuite vers le parc Sanam Luang puis le palais royal pour finalement avoir l’impression d’arriver après la bataille. Je rejoins à pied la station de métro la plus proche (ou plutôt la moins loin) en tongs. Les effets du massage dont déjà loin, j’ai mal aux pieds !!! (Mon iPhone m’annonce 27 km de marche dans la journée…)

Quartier de Banglamphu, Bangkok
Quartier de Banglamphu, Bangkok
Mon petit cadeau souvenir 😉

Arrivée au métro, c’est (presque) le soulagement. Il ne me reste plus qu’une dizaine de minutes de marche, le long de l’avenue Sukhumvit, repaire d’européens qui se baladent avec leur poule asiatique (ah, ça me dégoûte de plus en plus). Une douche, un coup d’oeil sur le programme des quelques jours qu’il me reste ici et une bonne grasse matinée m’attend…

NB : vos cartes postales viennent de partir et arriveront sûrement après moi…

Samedi 13/08 : Bangkok

Petit plaisir du voyage (non, pas la grasse matinée de ce matin), ce midi j’ai réservé dans un restaurant gastronomique : bo.lan. C’est un chef australien qui a ouvert ce magnifique endroit avec sa femme thaïlandaise. J’espère juste ne pas me faire recaler avec mes tongs (c’était ça ou mes baskets lol). J’arrive un peu avant midi (oui j’ai faim car je n’ai pas petit-déjeuner), je suis donc la première dans le restaurant qui se remplira au fur à mesure jusqu’à afficher complet. L’accueil est classe et attentionné, sans en faire trop. Et la décoration est à l’image de l’accueil. Je suis conquise.

Restaurant éco-responsable, bo.lan, Bangkok
Restaurant éco-responsable, bo.lan, Bangkok
Restaurant éco-responsable, bo.lan, Bangkok

On m’installe à ma table, les festivités peuvent commencer !

A l’apéritif, j’ai goûté une bière locale à tomber, Chalawan. Amère et fleurie comme je les aime. Là, ils marquent des points, ça ne pouvait pas mieux débuter !

Restaurant éco-responsable, bo.lan, Bangkok

Dans le cadre de la formule du midi, j’ai 2 choix possibles à chaque fois (cf carte) :
– Amuse bouche
– Salade
– Soupe
– 2 plats
– Pré-dessert
– Dessert

On m’apporte l’amuse bouche, puis la salade, la soupe et les deux plats en même temps, sur un joli plateau de bois. En accompagnement, on me propose un riz blanc et un riz complet (vous pensez bien que j’ai goûté les deux). Puis vient une assiette dont je ne comprends pas trop ni ce que c’est, ni si cela doit accompagner mes plats ou faire office de pré-dessert… J’en concluerai que c’était le pré-dessert car c’était des fruits avec quelque chose de frit sucré (?). Enfin arrive le dessert : litchis dans une glace pilée à la noix de coco avec des lamelles de gingembre. Parfait pour finir ce délicieux moment.

Restaurant éco-responsable, bo.lan, Bangkok
Restaurant éco-responsable, bo.lan, Bangkok
Restaurant éco-responsable, bo.lan, Bangkok
Restaurant éco-responsable, bo.lan, Bangkok
Restaurant éco-responsable, bo.lan, Bangkok
Restaurant éco-responsable, bo.lan, Bangkok
Restaurant éco-responsable, bo.lan, Bangkok
Restaurant éco-responsable, bo.lan, Bangkok

L’endroit est sensible au respect de l’environnement (au vu de leurs différents engagements pour limiter les emballages, recycler, reverser une partie de leurs ventes à une association de sauvegarde de l’eau, cultiver eux-mêmes certains produits, etc.), je vais donc faire un tour dans leur boutique engagée dans ce sens et fais quelques achats de produits on ne peut plus naturels. Et c’est sur quelques mots échangés avec le maître d’hôtel (qui m’appelle par mon prénom) que je repars, ravie, de cette expérience culinaire.

Restaurant éco-responsable, bo.lan, Bangkok

Je suis venue en métro mais je repars à pied (c’est bon pour la digestion). C’est facile, je n’ai qu’à remonter la looooongue avenue Sukhumvit. Sur la route, je craque pour une boîte de bouchées vapeur sucrées (oui, le dessert était un peu light alors je rectifie le tir) puis, de retour à l’hôtel, j’échange mon pantalon contre un short et des baskets pour repartir à l’assaut de la ville.

En fin d’après-midi, direction le quartier de Patpong, le quartier rouge le plus célèbre du monde, mais aussi un grand marché de nuit. Petite halte dans un restaurant pour manger un som tam (salade de papaye épicée) avant d’affronter la foule puis ma soirée se partage donc entre marchandage et racolage…

Quartier de Patpong
Mango sticky rice
Quartier de Patpong

Dimanche 14/08 : Bangkok

8h30. Requinquée par ma journée cool d’hier, je suis bien décidée à mettre le paquet aujourd’hui (27km, record de vendredi à battre). C’est armée de mes baskets et de mon sac à dos que je pars au marché de Chatuchak, apparemment un des plus grands du monde (9 000 exposants, 200 000 visiteurs sur 2 jours), n’ayant lieu que le week-end. Ce sera un peu ma braderie de Lille à moi cette année…

Effectivement, le marché valait le coup d’oeil. Au-delà des classiques (tongs, t-shirts, baskets, lunettes de soleil, etc.), il y avait un coin de créateurs avec des produits vraiment intéressants (je me suis retenue à plusieurs reprises de ne pas casser ma tirelire)

Vers 11h, j’ai ma dose de stands et l’endroit commence à être blindé.

Je reprends donc le métro direction Victory Monument pour prendre le bus 166 qui m’emmènera à Ko Kret, une île artificielle près de Bangkok. Apparemment un havre de verdure. Je m’installe à la dernière place, à côté du chauffeur et c’est parti pour un 45min de bus puis de long tail boat pour traverser la rivière. Comme conseillé par mon guide, je fais le tour de l’île à pied (environ 6km), suivant un chemin bétonné tout le long, et franchement sans intérêt majeur.

Long tail boat direction Ko Kret
Ko Kret
Ko Kret
Ko Kret
Ko Kret
Ko Kret

Je picore quelques spécialités que je ne connais pas encore sur la route, enfile un riz sauté au poulet dans un boui-boui, fais quelques provisions pour le dessert puis refais le chemin en sens inverse : long tail boat, bus (j’ai découvert qu’on pouvait tenir jusqu’à 5 voitures sur 3 files !) puis métro.

La journée se termine au W district, un petit repaire de foodtrucks caché derrière un centre commercial, entourés d’oeuvres d’art. En repartant, un mec est en train de chanter dans un bar, il a une voix de dingue, je m’arrête, ils ont la super bière que j’ai goûté au restaurant bo.lan, je suis bien bien bien bien bien !

Lundi 15/08 : Bangkok

Outre ma dernière balade à Banglamphu et mes derniers achats avant de quitter ce beau pays, aujourd’hui, c’était le grand jour, LE plaisir du séjour : déjeuner au Sra Bua by Kiin Kiin, orchestré par un chef danois étoilé.

Après une bonne nuit, je revêts mes plus beaux habits (les seuls un peu potables en fait) et mes éternelles tongs. Je prends le métro, histoire de ne pas arriver toute dégoulinante au restaurant, direction l’hôtel Siam Kempinski, dans lequel se trouve Sra Bua.

Pour l’atteindre, je traverse un centre commercial de luxe où les marques françaises occupent une bonne place : Givenchy, Ladurée, Chanel, Dior, etc.

L’accès à l’immense hall de l’hôtel se fait directement par le centre commercial. Ça sent le luxe ! Je prie encore une fois pour qu’on ne me refoule pas à l’entrée avec mes tongs car, lors de la réservation (et aussi dans le mail de confirmation), il est bien précisé que ce genre d’accoutrement n’est pas autorisé…

Sra Bua by Kiin Kiin à l’hôtel Siam Kempinski

Ouf, ça passe. On m’installe même à l’une des plus belles tables du restaurant, calée dans une immense banquette de velours en alcôve.

Sra Bua by Kiin Kiin à l’hôtel Siam Kempinski
Sra Bua by Kiin Kiin à l’hôtel Siam Kempinski
Sra Bua by Kiin Kiin à l’hôtel Siam Kempinski

On me laisse un iPad sur lequel je peux consulter toute la carte mais aussi la composition des plats et des informations sur les ingrédients de la cuisine thaïlandaise, ce qui m’occupera un petit moment et me donnera même envie de cuisiner…

Bon, passons aux choses sérieuses. Je commence par une bière de la brasserie Mikkeller que je connais, mais pas cette bière brassée au riz japonais, au gingembre et au miel : Ricemarket.

Sra Bua by Kiin Kiin à l’hôtel Siam Kempinski

Puis les festivités commencent ! C’est l’explosion de saveurs à chaque bouchée, je suis aux anges. Je pense même que je souris toute seule, tellement j’apprécie le moment.

Avec un petit cocktail de bienvenue, on m’apporte les amuse-bouche : deux chips (non identifiés mais très bons) et un biscuit noix de cajou avec sa sauce crémeuse au wasabi.

Sra Bua by Kiin Kiin à l’hôtel Siam Kempinski
Sra Bua by Kiin Kiin à l’hôtel Siam Kempinski
Sra Bua by Kiin Kiin à l’hôtel Siam Kempinski
Sra Bua by Kiin Kiin à l’hôtel Siam Kempinski

Puis arrive la première entrée : salade épicée de concombre et boeuf Wagyu (inutile de préciser qu’il était fondant et que la cuisson était parfaite) avec menthe et coriandre, assaisonnée d’une sauce préparée devant moi, selon mon degré de piment souhaité (fish sauce, citron, ail, etc.) :

Sra Bua by Kiin Kiin à l’hôtel Siam Kempinski
Sra Bua by Kiin Kiin à l’hôtel Siam Kempinski

Pour la deuxième entrée, c’est un plat signature, une salade de crabe au curry rouge (froide), avec litchi, noix de cajou et glace (au gingembre il me semble) :

Sra Bua by Kiin Kiin à l’hôtel Siam Kempinski
Sra Bua by Kiin Kiin à l’hôtel Siam Kempinski
Sra Bua by Kiin Kiin à l’hôtel Siam Kempinski

En plat, la serveuse m’apporte une assiette garnie d’un joli morceau de veau et de champignons chanterelle qu’elle viendra, après ma photo, recouvrir d’une soupe au lait de coco que je saucerai jusqu’à la dernière goutte avec mon riz, à défaut de pain.

Sra Bua by Kiin Kiin à l’hôtel Siam Kempinski
Sra Bua by Kiin Kiin à l’hôtel Siam Kempinski

Vient ensuite (déjà) le dessert, à l’image des 3 plats que je viens de déguster, délicieux. Cake à la banane, glace salée à la noix de coco, coulis caramel, amandes concassées et morceaux de noix de coco, le tout présenté dans un élégant morceau de bois creux :

Sra Bua by Kiin Kiin à l’hôtel Siam Kempinski
Sra Bua by Kiin Kiin à l’hôtel Siam Kempinski

Je n’ai pas envie que ce moment s’arrête et prolonge le plaisir avec un thé vert qui me permettra de goûter à 3 mignardises supplémentaires : un chamallow noix de coco, une bouchée chocolat/noisettes et un morceau de chocolat noir.

Sra Bua by Kiin Kiin à l’hôtel Siam Kempinski
Sra Bua by Kiin Kiin à l’hôtel Siam Kempinski

J’ai passé un délicieux moment sur tous les plans : le service était top, l’enchaînement des plats parfait, l’endroit classe, les cuissons et assaisonnements incroyables, ce restaurant rentre dans mon top 5 😉

Je n’ai qu’une seule envie : revenir pour tester le menu du soir en 11 services !

Sra Bua by Kiin Kiin à l’hôtel Siam Kempinski

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